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6.5/10Sex in Italy - tome 1

/ Critique - écrit par Maixent, le 01/05/2011
Notre verdict : 6.5/10 - Sérénade (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 2 minute(s) - laisser un commentaire

Un style hyper réaliste à la Liberatore pour des aventures complices et explicites. Une réédition à redécouvrir.

La bande dessinée érotique italienne n’a plus à prouver sa faconde depuis les années 70. En effet, un véritable vivier d’auteurs plus ou moins talentueux est arrivé jusqu’en France, et ce, depuis Manara. Plusieurs écoles se sont démarquées depuis, et dans l’ultra réalisme, tout le monde connaît maintenant Liberatore qui a donné ses muscles d’acier à Ranxerox et à Lubna son visage mutin de jeune dévergondée pré-pubère. Dans un style similaire, soit un traitement du dessin minutieux jusqu’à l’extrême, avec un traitement particulier de la carnation des chairs et une texture presque palpable, Luca Tarlazzi illustre avec talent les aventures de son héroïne, Serena Golacalda (soit Serena Gorge Chaude). Cette jeune fille lookée années 80 (les rares fois où elle porte des
Viens voir le docteur
vêtements) vit une histoire d’amour libre avec son compagnon, ce qui leur permet des jeux complices en toute liberté et de rencontrer de multiples partenaires pour leur plaisir. Ainsi, trois scènes se démarquent dans ce premier tome. Dans un premier temps, Serena rencontre deux jeunes garçons sur le parking d’une boîte de nuit et s’infiltrera dans leur voiture à leur grande stupéfaction et pour leur plus grand plaisir. La séquence suivante se passe sur une plage où le couple fait la connaissance de Michaël, jeune tchèque à l’allure d’un Thor venu sur terre pour faire du surf, écumer les routes, et occasionnellement, faire découvrir les plaisirs de la sodomie à notre héroïne. Enfin, suite à une séance musclée pendant laquelle Serena s’ essayera à la double pénétration, nous nous retrouvons logiquement chez le gynécologue, les orifices de Serena ayant été quelque peu malmenés durant cette séance, gynécologue, qui, bien entendu, ne restera pas insensible à ses charmes.
Le scénario est donc assez simpliste tout en étant réaliste et s’amplifiera sans
Petit plaisir sous la tente
doute dans le deuxième tome. Cela n’empêche pas de poser les personnages sans trop de stéréotype, les rendants vivants et facilement reconnaissables par le lecteur. De plus, le langage très cru utilisé par l’auteur permet de s’immerger complètement dans le quotidien de ce couple sans faux-semblants.
Sans rien de vraiment novateur, Tarlazzi est un suiveur honorable de Liberatore (même s’il n’arrive pas à l’égaler), jouant sur les expressions figées des personnages, comme si un instant de vie avait été capturé à leur insu. Et même si on est loin de la claque que pourrait procurer Ranx, le scénario intimiste, jouant habilement sur la complicité du couple est assez fin et traité avec justesse. Encore une fois, il démontre que la tendresse et l’amour peuvent exister malgré la présence de plusieurs partenaires et arrivés à la fin, il est vrai que l’on a envie de savoir comment leur relation va évoluer. Rien d’exceptionnel donc, mais un travail soigné qui donne une bande dessinée tout à fait correcte.

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