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0/10SAS - Tomes 1 à 3

/ Critique - écrit par iscarioth, le 04/07/2007
Notre verdict : 0/10 - On touche le fond (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 2 minute(s) - laisser un commentaire

Critique des tomes 1 à 3 : Messieurs, si les romans de Gérard de Villiers vous intéressent, pour leurs minables saynètes de sexe expédiées comme autant de micro-productions pornos, assumez vos pulsions et tournez-vous vers des lectures moins hypocrites.

On apprenait il y a peu que Gallimard lance une nouvelle collection, proposant à quelques auteurs BD de renom de revisiter des classiques de la littérature. "L’adaptation", genre aux délimitations et à l’essence si controversée, est vaste, aussi vaste que peut l’être le monde des livres. Les éditions Glénat, investissant les lieux, ont choisi "le roman de gare".

Au format BD, on trouve bien des blagues sur les blondes et un album sur Philippe Candeloro, alors qu’est-ce qu’il peut bien y avoir de choquant à adapter SAS, la série de romans mêlant espionnage et érotisme concoctés depuis les années soixante par Gérard de Villiers ? Le bénéfice de l’entreprise, pour le lecteur, c’est que le ciblage du produit s’effectue dans nos esprits sans la moindre tergiversation. Difficile de croire que l’adaptation BD d’une série de romans bas de gamme donnerait naissance à un chef d’œuvre du neuvième art.

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Voyons le bon côté des choses : au moins,
tout dépaysement est impossible.
On retrouve donc la même soupe, composée des mêmes ingrédients : des scénarios qui brassent allégrement et souvent sans aucun raccord logique les scènes de sexe, les intrigues policières grossièrement ficelées et les clichés infamants sur les populations et pays mis en scène comme des parures exotiques. On pourrait même dire que le format 48 pages aggrave les choses, si seulement descendre plus bas était possible. Les scènes de jambe en l’air, agrémentées d’une basse vulgarité, s’entremêlent aux passages développant une intrigue sans âme de la façon la plus brouillonne qui soit.

Evidemment, la réalisation graphique ne relève pas le niveau : une construction classique, qui s’apparente à la réalisation neutre de n’importe quel téléfilm. Les couleurs sont flashy et plastifiées. Le trait est d’un réalisme bien convenu. Bref, les albums de SAS sont de bêtes travaux de commande, pour lesquels ne se fourvoient que des auteurs dont on n’avait, déjà, pas une très grande estime (André Mutti, dessinateur de l’horrible Section Financière de Malka). On s’amusera des couvertures, presque identiques du roman à la BD, histoire de bien baliser le terrain pour les consommateurs habituels.


Messieurs, si les romans de Gérard de Villiers vous intéressent, pour leurs minables saynètes de sexe expédiées comme autant de micro-productions pornos, assumez vos pulsions et tournez-vous vers des lectures moins hypocrites. Les éditions Dynamite se sont spécialisés sur le sujet et Manara ainsi que Serpieri, si vous ne le savez pas encore, sont reconnus pour être les pontes de la bande dessinée érotique, voire pornographique.

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