8/10Sarah - Les enfants de Salamanca - Tome 2

/ Critique - écrit par plienard, le 22/06/2010
Notre verdict : 8/10 - Maman, j'ai peur (Ecrivez votre critique)

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Sarah découvre qui est l'enfant sur la photo et le docteur qui l'a soigné. David, son compagnon, ne retrouvant pas Sarah chez eux, part à sa recherche. Si vous pensez que la BD ne peut pas faire peur, Christophe Bec et Stefano Raffaele vont vous faire changer d'avis.

Sarah continue ses recherches sur le gamin de la photo qu'elle a subtilisée dans la maison des Westmore. Elle finit par connaître le nom du docteur qui l'a soigné à l'asile psychiatrique. Et les révélations vont être surprenantes. Pendant ce temps, David, rentré chez lui et ne trouvant pas Sarah, commence à s'inquiéter et part la chercher activement. Quand, tout d'un coup, une bête affreuse apparaît sur le chemin, un théria.

Fait dodo ....
Fais dodo ....
Les enfants de Salamanca, deuxième tome d'une série de trois, commence à nous fournir quelques éclaircissements, pour aussi rajouter quelques ombres au tableau. Car Christophe Bec - que l'on connaît aussi sur d'autres séries toutes aussi effrayantes comme Sanctuaire (chez Les humanoïdes associés), Bunker  (chez Dupuis) - nous montre son penchant pour les histoires morbides tirant sur La colline a des yeux  ou Seven. Ici , il associe un côté fantastique avec les thérias, sorte de bêtes effrayantes rappelant celle du Village de M. Night Shyamalan, le côté horreur avec cet enfant anthropophage et cet homme qui découpe sa femme à la scie (je vous rassure, elle était morte). A cela s'ajoutent les secrets de la ville, mais aussi de David : Pourquoi n'y a-t-il aucun enfant ? Qui sont les thérias ? Sont-ils réellement méchants ? Le sérial-killer, surnommé le jardinier, est-il toujours vivant ? pourquoi des dizaines de bébés morts ont-ils été jetés dans une fosse commune ?

Christophe Bec a su mettre en valeur son scénario en choisissant un dessinateur à la hauteur, qui a su retranscrire ses volontés. Stefano Raffaele rend à merveille l'atmosphère oppressante de cette histoire. Psychose ??
Psychose ??
Il s'exprime pleinement dans les regards des personnages où il arrive à nous faire ressentir les sentiments de chacun des personnages. Il est vrai que les dessins ne sont pas forcément très clairs. On voit les coups de crayons. Peut-être est-ce le fait qu'il était effrayé par ce qu'il dessinait, comme un spectateur qui n'ose pas regarder une scène d'horreur. Ce côté un peu brouillon n'est certes pas très propre, mais cette histoire ne l'est pas non plus. On notera pour ceux qui n'ont pas lu le premier tome, qu'une page de résumé très précise permet de rattraper son retard.

Qu'il me semble loin le temps où la bande dessinée était considérée comme un art mineur destiné uniquement aux enfants. Car cette histoire d'horreur ne leur est pas destinée. On est loin des standards classiques de Dupuis, tels que Spirou, les tuniques bleues, Tamara, etc. Avec des bandes dessinées de ce genre (par son sujet et sa qualité), on est en droit de penser que le 9ème art vaut bien le 7ème.

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