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6.5/10Le Retour des ménagères

/ Critique - écrit par Maixent, le 10/04/2008
Notre verdict : 6.5/10 - X Desperate Housewives (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 3 minute(s) - 1 réaction

Rire en faisant l'amour. Un récit pornographique teinté d'ironie qui ne brille pas par son originalité mais qui reste fort plaisant à lire.

Déjà, quelqu’un, un jour, il n’y a pas si longtemps, c’était en décembre 2005, avait osé donner à son ouvrage le titre Ménagères en chaleur. C’était une bd format comics d’un dénommé Armas, dessinateur et scénariste espagnol qui avait déjà commis en France Devine qui vient ce soir.
En 2008, il réitère son forfait avec Le retour des Ménagères dans la lignée des grandes suites parodiques comme Le retour de la Momie (qui n’était pas forcément une parodie, mais finalement, c’est tout comme). Car si l’œuvre d’Armas est une œuvre franchement pornographique, elle est surtout très drôle. A lire au premier degré, il ne s’agit que de scènes érotiques limites misogynes si l’on ne prend pas le temps de regarder en détail. Mais c’est surtout une œuvre comique. Et la misogynie est finalement toujours inversée, les femmes prenant au final plus de plaisir et se servant des hommes à leurs fins.

Au départ, les 32 histoires réunies dans cet album étaient parues dans la revue espagnole Kiss Comix. Elles racontent les tribulations érotiques de "Desperate Housewives" perverses, sadiques ou tout simplement délaissées par un mari bedonnant et besogneux avec une imagination leste et une absence totale de tabous.

Hommage à Marilyn Monroe
Hommage à Marilyn Monroe
L’ensemble des historiettes, même si elles traitent la plupart du temps de cocufiage et donc de souffrance personnelle, conservent un ton badin et un retournement final qui ne peut que faire sourire, sans aucune violence. Même quand l’on pense qu’une pauvre ménagère se fait violer par un cambrioleur, il ne s’agit en fait que d’un fantasme réalisé avec son mari, ce dernier prenant le rôle de la victime dès le lendemain. Ce qui est agréable chez Armas c’est qu’il n’ y a pas de dominants et de dominés. Il vit dans un monde où tout le monde aime à coucher avec tout le monde, avec une légère hésitation au début histoire de ménager le suspense, mais le tout finissant la plupart du temps en orgie.

Le dessin est tout en rondeur, en noir et blanc, pour souligner les croupesHommage à robert Crumb
Hommage à Robert Crumb
légèrement avachies et la naissance des capitons de ces belles femmes entre deux âges. Ainsi, même si c’est un dessin fort simple, avec peu de contrastes, et parfois manquant d’ampleur, il colle parfaitement au récit et confère à l’ensemble une certaine harmonie. Il y a un esprit manga dans le trait mais à la manière européenne, et si les ombres ne sont pas toujours justes ou basiquement retravaillées sur ordinateur, se dégage du dessin un certain érotisme de bon aloi. On évite les travers propres aux mangas que sont la longueur astronomique de l’attribut de ces messieurs ou les larmes propres aux japonaises quand elles font l’amour (si l’on fait référence par exemple à des hentaïs comme Step Up love Story ou L’amour en cours), même si Armas se sert parfois de ces particularités dans son récit à des fins comiques.

C’est une lecture ludique qui est ici proposée, ce qui n’enlève rien au côté excitant Hommage à Hannibal Lecter???
Hommage à Hannibal Lecter???
de la chose. Au détour de scènes torrides et dégoulinantes, apparaissent des références à Marylin Monroe ou à Spider-Man, qui contribuent à ce joyeux bordel. Les fantasmes prennent corps sous la forme d’hommes des cavernes dont le pagne se soulève joyeusement à la vue « d’animaux poilus au museau pointus », soit des chiennes... C’est un peu tout et n’importe quoi mis dans tous les sens mais en définitive, même s’il n’y a pas beaucoup de recherche graphique, on trouve quelques trouvailles intéressantes dans le scénario.

Une lecture pour adultes avertis ne se prenant pas au sérieux et qui n’oublient pas malgré les scènes de sexe torrides que « de toutes les armes que possèdent les femmes (et il y en a beaucoup), la plus dévastatrice est sans doute la tendresse. »

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