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6/10Ravening - Tome 1

/ Critique - écrit par Maixent, le 11/03/2018
Notre verdict : 6/10 - Voraces (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 3 minute(s) - laisser un commentaire

Jeux de pouvoir. Conquérir le trône dans le monde des vampires.

La littérature vampirique est devenue un genre à part entière. Du Dracula de Bram Stocker à Buffy contre les vampires en passant par Only lovers left alive ou pléthore de romans sentimento-gothiques inspirés de Twilight, un point commun demeure, la fascination érotique. Il est donc légitime de retrouver cette figure de la culture populaire au sein des éditions Tabou.


Le festin nu

 

Les deux héroïnes, Izzy Mortego et Corrie Volmann (on retiendra surtout leur surnom plutôt que leurs prénoms à rallonge issus de temps immémoriaux), sont les héritières de deux maisons vampiriques d’importance, laissées vacantes par l’absence d’un héritier mâle. Il est en effet souvent admis, comme on a pu le voir dans Blade, que les vampires fonctionnent en un système de clans proche de ceux de la mafia, agissants dans l’ombre et se partageant le monde sans que les mortels en soient conscients, réduits à une existence vaine, réserve de nourriture abondante, prétexte à des scènes de banquet obscènes dont Ravening n’est pas dépourvu.

Or, des alliances se doivent d’exister dans un système politique féodal tel que celui-ci, ce qui va pousser nos deux héroïnes à révéler leur amour saphique et choisir l’entre soi face à un modèle archaïque où être un homme est gage de compétences et où les luttes intestines prévalent.
Victime

 

Mises sur le devant de la scène, elles sont les proies (pas vraiment consentantes et se débattant avec virulence) de rivalités dans un monde où les satyres veulent reprendre leur place légitime, grands perdants de la lutte millénaire entre le bien et le mal. Des satyres très bien rendus d’ailleurs, dépeints comme des bouseux rustres et vulgaires, ce qui est d’autant plus mis en avant par leur physique animal. Le chef des satyres apparaît d’ailleurs pour la première fois dans le récit en train de violer une vache, seule scène de sexe d’ailleurs si l’on excepte la nudité et les relations entre Izzy et Corrie.


Vampire contre Minotaure

 

Par ailleurs, Ravening s’inscrit dans un monde fictionnel plus vaste dans lequel évolue également Hellina, ce qui confère à l’ensemble une certaine profondeur, plaçant le récit dans un univers complexe. On  notera également les mêmes codes graphiques avec une prédisposition pour l’action et les scènes gores entrecoupées d’un peu d’érotisme soft.

L’album est découpé en trois parties. La première, consacrée aux noces de nos vampires est sans doute la plus aboutie. La seconde revient sur les origines des vampires, mais beaucoup moins centrée, elle en devient moins pertinente scénaristiquement  même si le personnage de Secutor, chasseur de vampire maudit à travers les siècles est à retenir. Enfin, la troisième, tout comme dans l’album Hellina présente des couvertures alternatives plus ou moins pornographiques.

Une cohérence donc dans cette série pour un plaisir équivalent. On le prend comme un spin-off avec autant de qualités et de défauts.

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