7/10Quintett - Dernier mouvement - La chute

/ Critique - écrit par riffhifi, le 08/12/2007
Notre verdict : 7/10 - God save the Quintett (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 2 minute(s) - 1 réaction

Un final surprenant et feuilletonesque qui permet de se souvenir que Frank Giroud gère un max lorsqu'il s'agit de sagas complexes réunissant plusieurs dessinateurs.

Cinquième et dernier volet de la saga en cinq parties de Frank Giroud, cet épisode de Quintett transporte le lecteur seize ans après les évènements relatés dans les quatre premiers tomes. Un sérieux bond dans le temps, qui nous amène à l'heure des révélations et des résolutions...

Tandis qu'Adolf Hitler s'apprête à prendre le pouvoir, Alban Méric et Dora Mars se retrouvent lorsque l'apparition d'un livre de comptes et de quelques photos vient éclairer la mort d'Armel Flamant d'un jour nouveau. Reprenant les éléments en leur possession, ils vont réaliser que ce qui s'est passé seize ans auparavant dépassait de très loin ce qu'ils imaginaient...

Frank Giroud, largement rompu à l'exercice des séries à dessinateurs multiples depuis Le décalogue, s'adjoint les services de Giancarlo Alessandrini pour ce
dernier mouvement, qui devait être initialement dessiné par Giulio de Vita. Qu'importe, le pinceau reste italien pour reprendre et faire évoluer les personnages créés par Cyril Bonin, Paul Gillon, Steve Cuzor et Jean-Charles Kraehn. Les quatre personnages des volumes précédents se retrouvent ici réunis seize ans plus tard pour découvrir les secrets de leur passé ; c'est du moins ce qui est annoncé, car le personnage de Nafsika Vasli, déjà très lointaine des autres dans le quatrième mouvement, ne constitue ici encore qu'une figure fugitive, sans grande implication dans l'intrigue. Les trois autres, en revanche, offrent le spectacle de leur évolution au cours de ces quelques années, et vont découvrir entre autres qui a tué Armel Flamant. Entre autres, puisque le but de ce final est de fournir au lecteur un maximum de surprises et de points d'exclamations, aidé en cela par un marketing basé entièrement sur le suspense : le quatrième de couverture n'annonce-t-il pas, imitant le Hitchcock de Psychose, « Attention [...] Ne pas feuilleter cet album avant d'entamer sa lecture. » ?..

Livrant les clés des quatre histoires précédentes, clôturant chaque intrigue,
l'album s'encombre par endroits de textes interminables sous la forme de lettres écrites par Untel, dont la lecture fastidieuse plombe un peu des révélations qui auraient gagné à être exposées en quelques mots. Mais qu'importe, le lecteur tenu en haleine depuis le début sera satisfait, tant par le talent de scénariste de Giroud, qui n'est plus à démontrer, que par la capacité de Alessandrini à faire revivre les personnages rencontrés précédemment, sous une forme légèrement altérée par le temps mais en leur conservant leur humanité.

Quant à la qualité desdites révélations, on rappellera la nature feuilletonesque du récit pour éviter toute déconvenue : bien que le contexte historique soit sérieusement documenté et les protagonistes plutôt crédibles, le réalisme s'efface nécessairement devant le spectaculaire et le capillotracté pour être surprenant et satisfaisant. Tant mieux après tout...

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