6.5/10Preacher - Tome 9 - Alamo

/ Critique - écrit par Canette Ultra, le 19/05/2011
Notre verdict : 6.5/10 - La ballade du preacher ! (Ecrivez votre critique)

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Garth Ennis, dans cette réédition, nous livre les ultimes aventures de Jesse Custer et sa bande. L'heure du jugement dernier est venu et connaissant nos héros, ça va être un bain de sang et d'humour décalé. Un album culte mais pas forcément accessible au nouveau venu.

Preacher est une saga qui a remporté un franc succès dès le début avec notamment des nominations et des récompenses aux Eisner Awards. Le tome 9, parut en 2000, conclue cette série et connaissant, l’équipe en place, cela va se faire dans un imbroglio de violences et de stratégies subtiles. Ainsi, Garth Ennis, toujours accompagné de Steve Dillon (dessin) et de Glenn Fabry (Couverture) compte bien conclure les aventures de Jesse Custer comme il se doit.


Photo de famille !
Jesse Custer est un prêcheur désabusé qui a reçu le pouvoir de Genesis (rien à voir avec Phil Collins), une entité puissante qui permet à Jesse d’utiliser « la voix de Dieu » pour contraindre ses ennemis à lui obéir. Et des ennemis, il en a plein. Dans cet album, il s’agit surtout de Herr Starr et de ce qu’il reste de son organisation. Heureusement, notre héros peut compter sur sa petite amie experte en armes (Tulip) et sur son ami vampire (Cassidy). Encore que ce dernier ne soit plus en odeur de sainteté après les derniers évènements. Ainsi lassé des poursuites, l’ensemble de nos protagonistes vont tout mettre en œuvre pour régler leurs différents une fois pour toutes. Au gré de cette aventure, nous aurons également la conclusion des aventures de deux personnages importants de  la série : Tête de cul et le Saint des tueurs. Si le premier constitue une interlude sympathique, le second aura un impact plus fort sur la trame du récit. Il faut dire qu’avec un nom comme le Saint des tueurs, il faut s’attendre à ce qu’il se joigne à la bataille.


Elle est canon !
L’intrigue, pas forcément évidente à suivre pour le nouveau venu, revient tout de même sur tout un ensemble de point passé. Cependant, ces explications succinctes seront plus proches d’une émission d’Oprah que du véritable intérêt. Le reste de l’intrigue tourne autour de Jesse et de son côté rebelle torturé. Les autres personnages ne seront pas en reste et ils vont tous sembler une caricature d’eux-même. Cassidy en alcoolique paumé, Starr en psychopathe, ces agents en demeurés, Tulip en cinglée de la gâchette. Certes, c’est dans le style de la saga mais au vu des raccourcis choisis par Ennis, on reste tout de même sur sa faim.

De même si l’action demeure rythmée et bien fichue, il faut avouer que le dessin a quelque peu vieillit. Heureusement, les couvertures de Fabry apportent une dose de fraîcheur bienvenue en particulier grâce à ses explications. La mythologie Preacher devient dès lors plus consistante.

Preacher est donc une œuvre qu’il faut connaître mais qu’il convient de commencer dès le début pour en apprécier toute la saveur à la différence d’autres travaux d’Ennis comme The Authority. Un album certes plaisant mais pas forcément accessible à tous. Cependant, le style Ennis, complètement décomplexé, reste une valeur sûre tant l’auteur aime mêler violence, humour et personnages absurdes.


Cet homme est un saint !

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