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7/10Poupée

/ Critique - écrit par Maixent, le 15/09/2019
Notre verdict : 7/10 - Une poupée qui dit oui (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 3 minute(s) - laisser un commentaire

Un scénario direct pour une soirée très spéciale

Les plus grandes répliques de Poupée sont « Oui Madame » et « Oui maître », ce qui donne les grandes lignes de l’album. On a déjà croisé Pitek sous le nom de Coq dans La secrétaire et il ne faut donc pas s’attendre à de grands dialogues mais plutôt une progression radicale dans une sexualité extrême.


Une poupée très demandée

 

La planche d’ouverture est d’ailleurs très explicite. Un gros plan sur le visage dur du maître. Un autre sur le regard  de Poupée - très bien rendu tout au long de l’album – à la fois empreint de douceur, de crainte et de perversion. Puis Poupée vêtue de bas ouverts laissant voir son sexe et son cul, se dirigeant docilement vers le sexe dressé de son maître.

Là encore le scénario ne brille pas par son originalité mais la continuité est beaucoup mieux amenée que dans La secrétaire avec notamment quelques détails significatifs. Comme le fait qu’à l’instar de Superman, Poupée se déguise pour s’insérer dans le monde normal avec l’utilisation d’une perruque pour devenir Mademoiselle D. et redevient elle-même le soir venu, comme une libération, n’étant plus obligée de cacher sa véritable nature de soumise. Ce qui change entièrement le propos car Poupée est ici consentante, son mode de vie est choisi.
La soirée continue... 

 

Après la scène d’ouverture avec son maître plutôt réussie, avec de jolis jeux de regard et déjà un très beau dessin réaliste laissant la part belle aux choix de cadrage, on suit notre héroïne lors d’une soirée spéciale où, affublée d’une tenue de soubrette, elle est en charge de tout ce que les nombreux invités jugeraient bon de demander, toujours avec la même exigence graphique et des points de vue qui alternent donnant une réelle dynamique au dessin. L’album aurait pu s’arrêter à ce gang bang sur plusieurs pages, ce qui était d’ailleurs l’idée également de Poupée, exsangue après tant de partenaires. Mais sa maîtresse la lave à sa façon des divers fluides présents avant de la conduire dans une autre pièce où se tient une fille au crane rasé, attachée à un pilori horizontal, affublée d’un gag ball et appareillé d’un système électrique capable de lui envoyer des décharges, attendant avec angoisse sa punition. Poupée devra faire bander la nuée d’hommes qui s’avance alors et auront pour mission d’enculer tour à tour la soumise entravée jusqu'à une arrivée impromptue qui sera sans doute développée dans le tome 2.


Au pilori

 

Le scénario est donc très simple mais ici, la qualité du dessin est remarquable avec un véritable jeu sur les textures et surtout beaucoup de finesse dans la psyché des personnages, pas dans les dialogues, quasiment inexistants, mais dans les regards ambigus et le traitement des expressions. Poupée en devient une héroïne fascinante et touchante. Soumise mais aussi jouisseuse, ayant parfois peur ou étant dégoutée, ce qui la rend beaucoup plus humaine qu’une héroïne simplement potiche et participe à la qualité de l’album.

Avec des images fortes, une colorisation soignée et un personnage subtil, Poupée peut renaitre aujourd’hui avec un travail éditorial de qualité, à la mesure d’une belle héroïne BDSM déjà connue des amateurs.

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