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7/10Peanut butter - Le journal de Molly Fredrickson - Volume 1

/ Critique - écrit par Maixent, le 10/04/2016
Notre verdict : 7/10 - Opération beurre de pinottes (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 2 minute(s) - laisser un commentaire

Beaucoup d improbable mais un récit de découverte érotique qui fonctionne

Ce sont les derniers jours de lycée pour Molly, petite WASP sans prétention ayant suivi une éducation catholique et déjà prête pour les vacances d’été et une nouvelle vie à l’université. Tout est déjà prévu, sauf la rencontre avec Erica.


Une autre utilisation du beurre de cacahuète

 

Avec Erica, elle découvre non seulement l’amour d’une femme mais aussi et surtout son penchant irrépressible pour tout ce qui touche la sexualité en général. Les jeunes filles découvrent leur corps et les plaisirs qu’ils peuvent procurer avec la fougue de leur jeunesse, ignorant la tempérance et les limites. Pour elles tout est jeu, à commencer par ce pot de beurre de cacahuète, trait d’union entre les deux nymphes pour leurs jeux de domination et de soumission. Mais très vite, le beurre de cacahuète, qui restera le symbole de la complicité d’Erica et Molly et remplacé par la bite de Sean puis du conseiller d’éducation qu’elles se partageront goulument.

La progression de l’intrigue est ensuite un peu trop rapide. On se rend compte que la tante d’Erica organise des orgies chez elle, allant jusqu’à y coucher avec sa nièce. Tandis que la plupart des gentils voisins y participent gaiement. Comme quoi, même Monsieur Rogers, que l’on surnomme maintenant Big Ben à autre chose en tête que les bégonias. Là où l’on perd toute crédibilité c’est lorsque l’on découvre la sœur chargée de l’éducation des jeunes filles se faire sodomiser sur un parking à la sortie du bal du lycée, l’occasion pour Erica de se venger de ce professeur trop exigeant en lui pissant dans la bouche. On perd donc en crédibilité à la moitié du récit, mais on gagne en excitation.
Molly et Erica

 

La scène de la bonne sœur est carrément jouissive. Elle n’est justifiée par rien dans le récit, tombe comme un cheveu sur la soupe, mais fonctionne parfaitement. D’une gratuité absolue, elle permet par là-même une liberté totale. Les régles de la crédibilité étant bafouées, autant y aller franchement. Les pauses sont improbables, les vêtements s’arrachent quasiment tout seuls et le texte, à l’avenant en rajoute encore.

D’ailleurs le texte y est pour beaucoup dans la qualité de l’ouvrage. L’auteur ayant choisi la forme du journal intime, nous suivons le point de vue de Molly, ses doutes, ses angoisses et ses torrents de plaisir qu’elle ne peut réfréner. Du coup, on entre de plein pied dans l’imaginaire de cette jeune fille, caricature de l’écolière avec son uniforme, ses couettes et ses tâches de rousseur.

Peanut Butter n’est pas le renouveau de la bande dessinée érotique mais apporte une certaine touche de fraicheur avec des ficelles bien huilées qui fonctionnent et un dessin assez doux. 

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