7.5/10Orion - Tome 4 - Les oracles

/ Critique - écrit par plienard, le 14/02/2011
Notre verdict : 7.5/10 - Album non spartiate (Ecrivez votre critique)

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Orion, accompagné du jeune Panaïotis, va tenter de libérer Athènes du blocus des spartiates. Il en profitera pour déjouer une supercherie des ennemis des athéniens et parler avec les morts.

Périclès ne veut pas affronter les spartiates qui entourent Athènes dans un combat au sol. Ils sont trop nombreux, trop expérimentés. Pour le stratège athénien, la seule chance se trouverait par la mer, mais il a besoin du conseil des dieux. Il dépêche donc sa femme, Aspasie, auprès d’un oracle qui converse avec les morts et les dieux. Pendant ce temps, Orion projette de s’enrôler dans l’armée de Corcyre (l’équivalent actuel de Corfou) pour renforcer la flotte athénienne. Il y rencontre Panaïotis, jeune orphelin et ils vont se rendre au nécromantion, sanctuaire où l’on rentre en contact avec les morts. Panaïotis pourra ainsi honorer ses parents et Orion entrer en contact avec Hilona, la femme qu’il aime.


On ne montre pas du doigt !
La série Orion en est à son quatrième album, mais a déjà plus de 20 ans. Si Jacques Martin, le créateur, avait une préférence pour ce héros (il a failli être son premier héros), il n’a pu en faire qu’un épisode complet, Le lac sacré. Jacques martin fut atteint d’une affection oculaire. Les deux tomes suivants seront achevés par Christophe Simon (Le styx en 1986 et Le pharaon en 1998) passera sur la série Alix par la suite. Marc Jailloux est le nouvel auteur complet de la série. Le style martinien est évident et facilement identifiable - il a intégré l’atelier de Gilles Chaillet, ancien collaborateur de Jacques Martin – mais sans les lourdeurs du texte que l’on pouvait connaître dans Alix (je parle pour les premiers albums, car je n’ai pas lu les derniers).

Dans un contexte historique et véridique, l’auteur réussit à créer une nouvelle intrigue comme pouvait le faire le maître. Les décors, les paysages, les postures, les faciès, tout concourt à nous mettre dans cette ambiance grecque de l’époque. Pour les non-puristes, en tout cas ! On reconnaît facilement Athènes et le Parthénon et toute la colline est reproduite fidèlement. Le plus marquant étant les postures, notamment celles de Périclès avec le doigt levé, inscrite dans la mémoire commune et universelle et représentée ici fidèlement (page 1, case 5 ; page 39, case 8).


Qu'est-ce que j'ai dit ?
Si on arrive facilement à adhérer à l’époque dans laquelle l’auteur nous emmène, on adhère aussi à l’intrigue. Elle s’inscrit comme la suite des trois albums précédents (en y faisant quelques références). Mais on n’est pas obligé de les avoir lu avant pout tout comprendre. Et même si la poursuite des spartiates après Orion et Panaïotis est peu crédible, tout cela reste dans une atmosphère de Grèce Antique où les dieux étaient très présents. Il suffit donc au lecteur de croire que les oracles ne sont pas des charlatans pour croire à cette partie de l’album.

Globalement, c’est plutôt une bonne surprise pour ce héros méconnu de Jacques Martin. Toutes les qualités du style martinien sont présentes et respectées sans les défauts. Que demander de plus ?

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