4.5/10On éteint la lumière... On se dit tout

/ Critique - écrit par Maixent, le 23/02/2014
Notre verdict : 4.5/10 - Dark side (Ecrivez votre critique)

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Une bande dessinée où il n'y a pas de dessins

Jim & Gaston peuvent encore un peu surprendre. Connus surtout pour de la bande dessinée de situation, avec des propos convenus et des facilités narratives et graphiques ils parviennent tout de même à en ressortir parfois quelque chose de positif.  Rien qui ne révolutionne  le monde de la bande dessinée, mais une lecture plaisante, et pas seulement un plaisir coupable et régressif comme on pourrait revoir Hélène et les Garçons  par une nuit d’insomnie en y trouvant un certain attachement facile.


Retour de soirée
Déjà récemment on avait été agréablement surpris par Une petite tentation avec un scénario de Jim qui tenait la route et quant à Gaston, savoir qu’il coopère au projet Lapins Crétins suffit à reconnaître un talent certain. Donc deux auteurs mainstream sachant flirter avec le français moyen, ce qui n’empêche pas une capacité à sortir des sentiers battus. L’exercice de style est en effet assez osé, le principe de la bande dessinée sans dessins, mais ce n’est pas vraiment une nouveauté. Déjà il s’agit d’une réédition, remise au goût du jour certes, mais une réédition tout de même d’un album de quinze ans d'âge. Et entre temps il y a eu le succès de Navo, connu surtout pour son implication dans la série Bref, La bande pas dessinée, chez Vraoum, petit bijou d’inventivité
Fantasme solitaire
jouant sur les codes de la narration et à l’humour ravageur.

Le parti pris de Jim & Gaston est plus intime, on est dans le registre de la confidence sur l’oreiller. Dans l’obscurité on devine des couples emmitouflés sous leur couette, partageant leurs secrets dans la pénombre ou profitant de ce brouillard volontaire pour se laisser aller à des plaisirs charnels sans tabou.

Au niveau graphique il n’y a guère que les bulles et l’écriture qui varient, donnant un peu de relief à l’ensemble. Le lecteur comprend ainsi des sentiments simples, la colère ou l’amour, mais cette précision graphique permet une meilleure lisibilité. Tout repose donc sur la qualité d’écriture et il faut reconnaître que même si cela ne vole pas très haut, cela reste sympathique. On esquisse un sourire par ci par là, on se laisse surprendre par une chute impromptue, on se divertit. Le tout est assez bien amené, reprenant des situations pour la plupart burlesque, avec une certaine légèreté.

Les gags sont là, l’idée était à tenter. On reste cependant dans le registre facile de l’album à garder dans un coin et à feuilleter négligemment en faisant autre chose…

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