8.5/10L'Odyssée de Zozimos - épisode 2

/ Critique - écrit par plienard, le 30/05/2012
Notre verdict : 8.5/10 - Le grec qui (z) ose (imos) (Ecrivez votre critique)

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Il est des bandes dessinées que l’on a aimées et que l’on retrouve avec joie mais aussi avec une certaine appréhension. Je m’explique. Il n’est pas rare d’avoir apprécié un premier tome au point d’en désirer la suite. Et lorsque celle-ci arrive, la déception est aussi grande que l’attente. Et bien, je vous assure que ce n’est pas du tout le cas du volume 2 de l’Odyssée de Zozimos. J’ai même bien envie de dire qu’il est encore meilleur (d’ailleurs, je l’écris).


DR.
Petit rappel des faits : Zozimos, fils de Zénon, se fait manipuler par son oncle, le fourbe Nestor, pour récupérer le trône de Sticatha. Il va pour cela partir à travers le monde et vivre des aventures toutes plus extraordinaires les unes que les autres, à la manière d’un Ulysse, l’humour en plus. À la fin du volume 1, son odyssée n’est pas terminée et on retrouve donc Zozimos, obligé par Nestor de reconquérir Sticatha.

On retrouve tous les personnages du volume 1 comme la reine Krata, les jolies Alexia et Astéria, Atrukos à la tête de grenouille, le costaud Praxis mais aussi des dieux comme la déesse de la nuit Nyx et son garçon Discorde, le dieu du Vent Zéphyr ou encore Hélios  et bien sur Zeus. Du joli monde, donc, pour des aventures qui sont quelques fois à hurler de rire, le summum étant, à mon sens, cette énigme de Nyx avec le gardien qui ment et celui qui dit la vérité. Elle sera résolue de façon extrêmement efficace par Zozimos.


DR.
La qualité de ce second album est aussi dans l’évolution des personnages et en premier lieu celui de notre héros grec. Au gré de ses péripéties, il va apprendre la sagesse, devenir pacifique, à contrôler sa colère et voir peu à peu les desseins belliqueux de son oncle. Il va aussi connaître l’amour, la paternité et découvrir une sœur. Zozimos grandit.

Au-delà des aventures de personnages de papier, Christopher Ford pose quelques sujets de réflexion, notamment dans la troisième partie où le pacifisme extrême montre ses limites. D’une qualité évidente et remarquable, Christopher fait de cette idéologie un défaut narcissique et castrateur de liberté. Mince, je commence à réfléchir ! ?

Elle est vraiment géniale cette bande dessinée !

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