4.5/10O.D.E.SS.A. ou la fuite des nazis

/ Critique - écrit par plienard, le 13/03/2013
Notre verdict : 4.5/10 - À lire ou pas (Ecrivez votre critique)

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Nous sommes juste après la fin de seconde guerre mondiale et Marie-Louise Marchandise est mourante. Ses fils, André et René, sont à son chevet. Avant de mourir, la vieille femme a une dernière volonté, celle de revoir son fils Charles car elle sait au fond d’elle-même qu’il n’est pas mort. Malgré ce que peut dire André. Et c’est bon gré mal gré que ce dernier, le communiste, va partir à la recherche du vilain petit canard de la famille, le collabo Charles.


DR.
Si vous cherchez une bonne histoire familiale avec une opposition fraternelle assez dure, dans un environnement d’après-guerre avec des nazis et des collabos, vous frappez à la bonne porte. Le contexte familial de la famille Marchandise est en effet assez lourd – les fils, et en particulier André, supportent assez mal le passé de collabo de leur frère, René a perdu sa famille, femme et enfants, pendant la guerre –. Ensuite, les recherches d’André vont se heurter au mur du silence et à un univers de pègre et de salops en tout genre. Lui, l’ouvrier de province va arriver comme un cheveu sur la soupe et va en prendre plein la gueule. Enfin, le trait graphique qui n’est pas sans rappeler (très légèrement) les albums de Kas avec Halloween Blues apportent la rudesse nécessaire et participent à l’atmosphère noire.

Si vous cherchez une bonne bande dessinée, je ne saurais trop vous conseiller d’aller voir ailleurs. En effet, si je me suis permis de comparer les dessins de Peka (le dessinateur de ce diptyque) à ceux de Kas, c’est en précisant que ceux-là les rappellent très légèrement. Car la lecture des albums n’est pas loin d’être insoutenable. Les perspectives sont affreuses avec des fauteuils qui semblent voler ou des choses sur lesquels il est impossible de s’asseoir. Les personnages ne sont pas soignés et changent de physionomie d’une case à l’autre. Les hommes sont pratiquement tous bâtis de la même manière avec des physiques d’athlètes tout droit sortis d’un mauvais comics. Je ne parle même pas du découpage de certaines planches où il est impossible de savoir le sens de la lecture. Et si Peka se permet une jolie case bien nette, c’est pour mieux nous écœurer pendant 10 pages. Son dessin a pourtant une qualité (tout ne peut pas être négatif, quand même), celle de montrer un monde rude dans lequel évolue ses personnages. En cela, il participe pleinement à l’atmosphère de l’album.

Si on est d’un naturel pessimiste, on peut dire que l’histoire pâtit du dessin. Si on est d’un naturel optimiste, le dessin bénéficie grandement de l’intrigue. À vous de savoir dans quelle catégorie vous vous rangez.


DR.

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