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7/10Nymphomaniaque

/ Critique - écrit par Maixent, le 14/02/2016
Notre verdict : 7/10 - Hyper tension (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 2 minute(s) - laisser un commentaire

Un brin de sociologie et beaucoup de sexe pour des personnages survoltés.

Nymphomaniaque c’est comme une avalanche. Il y en a partout. Tout le temps. Le lecteur se retrouve submergé sous une nuée de fluides et de corps qui s’ébattent dans tous les sens. A tel point que l’on se perd très vite dans cette série d’historiettes, ne sachant plus qui est qui, quel personnage revient dans telle histoire et qui fait quoi avec qui. Un peu comme dans une sympathique orgie entre amis en fait…


Quicky aux toilettes

 

On ressent vraiment le plaisir de ces auteurs espagnols (Coax ce sont Cabzas et Munõz) à dessiner des scènes de sexe improbables dignes des grands maîtres du yoga, n’hésitant pas à mettre leur trouvailles graphiques au service des contorsions des corps.  Le dessin est dans un perpétuel mouvement et se prête parfaitement à cet état. Les cases s’entremêlent, les phylactères débordent, les onomatopées giclent dans tous les sens. Heureusement que le trait de Coax reste assez fin et permet une bonne compréhension de l’ensemble. Avec un subtil travail de dégradé et des contours assez marqués, il donne une profondeur aux personnages qui se détachent assez du décor pour ne pas tout embrouiller. Des personnages tout en mouvement qui ne s’arrêtent jamais, courant, suant, se déplaçant de cases en cases comme des lapins en rut. Certains ne font que passer, d’autres comme Eve la nymphomaniaque au pubis taillé en forme de cœur ont le droit à des récits complets, toujours sur un rythme endiablé.


Un peu de SM pour les amateurs

Les thèmes abordés, toujours prétexte à des scènes de sexe survoltées, restent assez badins et humoristiques mais gardent une certaine cohérence, de l’humour et de l’originalité.  On retrouvera Lucy et Sandra, deux vendeuses en prêt-à-porter s’impliquant énormément dans leur travail et ayant mis au point des techniques de ventes propres à convaincre n’importe quel client. Ou encore Eve qui aura son propre reality show intitulé « La sexe machine ». Tout est dans le titre. Ou Daniel, ce jeune étudiant d’abord ravi de n’avoir que des camarades de classe de sexe féminin, puis se rendant compte que cela peut être épuisant à terme. Ou Christine et son penchant pour le SM qui laisse son petit ami totalement indifférent, se contentant de prendre son plaisir sans se soucier des envies de son amie. 

Au final on passe un très bon moment avec Nymphomaniaque. Coax remplit le contrat, offrant un album divertissant et excitant. Avec en plus quelques notes de sociologie et une observation assez juste de notre monde contemporain. 

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