7.5/10Mutafukaz - Tome 1 - Dark meat city

/ Critique - écrit par juro, le 17/09/2006
Notre verdict : 7.5/10 - Pas trop fils à maman (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 3 minute(s) - 2 réactions

Après le manga Dofus, Ankama confirme sa ligne éditrice avec un univers qui ne peut que séduire par le mélange des genres. La suite, vite !

"Bim, bam, boum, taga-taga-tadac, bang, bang, heyyy you, argn motherf***** !". Ce large panel d'expressions ne serait pas sans rappeler les films d'action américains, Bad Boys et compagnie en première place. Mais lorsque la BD s'y met, ça donne un dérivé de la dernière expression, Mutafukaz, et son délire ambiant. Plus drôle et sympathique que bête et méchante, l'oeuvre de Run s'imprègne d'une forte culture mexico californienne pour exploser tout sur son passage. Quand deux galériens aux têtes bizarres évoluent au beau milieu des complots et de la violence locale, une BD 100% action qui emprunte son inspiration au meilleur de la série B étasunienne !

Black Head et Ghost Rider


Angelino est un jeune loser comme des milliers d'autres à Dark Meat City. Il squatte une chambre d'hôtel miteuse dans le quartier pauvre de Rios Rosas. Ses journées monotones se traînent entre zapping, matchs de catch mexicain dont il est fan, petits boulots foireux et discussions pseudo métaphysiques sous les étoiles avec son pote Vinz. Un bête accident de scooter va plonger Vinz et Angelino dans un ouragan d'ennuis inimaginables dont dépendra le sort de l'humanité. La chasse à l'homme commence, impliquant hommes en noir déterminés, gangs de toutes sortes, catcheurs mexicains, et même les "Machos" : entités cosmiques issues de la matière noire de l'univers...

Si le scénario reste très conventionnel dans son fil rouge conviant le lecteur aux délires, il faut chercher l'originalité dans la globalité de la BD : le style graphique, la mise en forme, le découpage, les références à la culture populaire étasunienne. Tout cela donne un ton démesuré à Mutafukaz sans compter l'humour bel et bien présent. Entre hip hop, science fiction des années 1950, lucha ultima, gangs, cafards et recherche de bouffe non avariée, la vie des deux personnages principaux vire rapidement au cauchemar pour notre plus grand plaisir. Ce premier tome est l'occasion de présenter une aventure en trois actes dans lequel ce couple de galériens va connaître une impressionnante série de malheurs.

Run away


Sur le web, il existe un réel engouement pour Mutafukaz. Le film d'animation en est bien une preuve. Run mélange ses sources comprenant aussi bien comics et films d'action que films d'animation et manga, pour obtenir un résultat étonnant. Le style graphique marque par son impertinence à toute forme stéréotypée, évoluant entre deux chapitres. Les personnages sont bien sentis, amusants et attachants, possédant tous un signe distinctif donnant du style. Car du style, Run en développe à foison, Mutafukaz devenant un véritable microcosme simplement fun. Pas exempt de tout reproche, Mutafukaz manque tout de même de profondeur, lot quasiment inhérent au genre de tout film/BD d'action. Pas de prise de tête, juste de l'action à tout va...


Nouvelle production d'Ankama pour une découverte intéressante avec une édition qui apporte un réel soin à l'oeuvre et nouveau petit joyau de série B. Après le manga Dofus, Ankama confirme sa ligne éditrice avec un univers qui ne peut que séduire par le mélange des genres. La suite, vite !

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