9/10Murena - Chapitre 8ème - Revanche des cendres

/ Critique - écrit par Canette Ultra, le 20/12/2010
Notre verdict : 9/10 - Tout feu tout flamme ! (Ecrivez votre critique)

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Murena est une réussite complète. Le mélange subtil entre réalité et fiction fonctionne toujours aussi bien et c'est donc un huitième chapitre magnifique qui sert de conclusion au cycle.

Murena est l'une des BD les plus célèbres du moment. Elle intègre l'Histoire Romaine dans des intrigues très fouillées tandis que les crayons de l'artiste donnent vie à l'antiquité comme nous l'avons rarement vu. C'est bien simple, on se demande parfois si nous ne sommes pas en plein cours d'histoire tant les détails et les références fusent. Heureusement, une bonne dose d'action vient régulièrement nous donner une bouffée d'air frais. Cela marche si bien que cette saga nous vampirise littéralement. Ce huitième tome est la fin d'un cycle. Face à ce constat, l'auteur et le dessinateur ont un challenge de taille : finir en beauté.

Allumer le feu !
Allumer le feu !
Quoi de mieux pour ce faire qu'un bon incendie ? Depuis l'avènement de Néron, les indices ne manquent pas pour nous présenter cet évènement (l'incendie) comme une fatalité. Le seul élément manquant était celui du « quand ». Les lecteurs ont été bien surpris de voir Murena, le héros vengeur, à la base de tout ce ramdam. Néron l'a rêvé, Murena l'a fait. Ainsi, les intrigues vont être minimes dans ce tome et l'incendie va occuper les protagonistes pendant une bonne partie de l'histoire. Néanmoins, les vieilles habitudes vont revenir lorsque les flammes vont s'apaiser. La grande question sera : « qui va servir de bouc émissaire ? ». Je ne dévoilerai pas la réponse mais les intrigues vont être légions pour répondre à cela. Au cours, de ce tome, ce sera l'occasion de voir les réactions de chacun face à ce cataclysme. Nous verrons la bravoure des uns comme le gladiateur Pollius ou l'instinct de survie des autres comme Marcus Atticus le chef des vigiles. Mais au milieu de tout cela, la relation entre Néron et Murena sera primordiale. En effet, l'empereur apparaîtra presque comme une victime du sort (comme au premier tome) tandis que Murena sera comme habité par Némésis. Néanmoins, cet état presque transcendantal des héros ne durera que le temps de l'incendie. Ainsi, entre survie et rédemption, les rôles vont petit à petit reprendre leur place.

Les maçons du coeur, Rome edition.
Les maçons du coeur, Rome edition.
Toutes ses actions sont visibles dans le phrasé mais également dans le dessin. Delaby ne cède pas à la facilité en croquant des doubles pages énormes pour nous faire ressentir l'ampleur de l'évènement. Il parvient par un rythme maîtrisé à nous faire vibrer en partant de l'humain. Ainsi, nous avons l'impression de suivre, caméra à l'épaule, les citoyen Romains. Les plans larges semblent venir d'une vue du mont Palatin. La violence de l'incendie et surtout des réactions humaines (la panique par exemple) seront bien croquées. En résumé, malgré les intrigues plus éparses, nous avons affaire à une fin de saga dantesque qui nous donne envie de connaître la suite ou de relire les huit chapitres pour patienter.

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