8/10Motherfucker

/ Critique - écrit par plienard, le 05/07/2012
Notre verdict : 8/10 - Nique ta race (Ecrivez votre critique)

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Un homme noir avec sa fille sur fond rouge, c’est la présentation de l’album de Sylvain Ricard et Guillaume Martinez chez Futuropolis et dont le titre est volontairement provocateur : Motherfucker.


DR.
Le titre reprend le tendre qualificatif que s’échange les membres des Black panthers pour se saluer. Vermont Washington (l’homme noir sur la couverture) a rejoint le parti, agacé (le mot est faible) de la ségrégation dont les blancs font preuve envers sa communauté. Malgré les lois votées, certains bars lui sont interdits, il n’est payé qu’un dollar pour vendre des hot dogs alors qu’un blanc est payé trois fois plus, la maîtresse de sa fille laissent les jeunes fils de WASPS jouer au KKK etc .... La vie d’un noir est compliquée et difficile. Mais il ne veut pas courber l’échine contrairement à son père. Et quand ce dernier lui ferme la porte, le parti des Black panthers lui ouvre la sienne.

Découpé en cinq paragraphes, illustrant cinq points réclamés par le parti, on a une histoire bien cadrée et forte, proche du récit historique. Illustrée par Guillaume Martinez (le monde de Lucie avec Kris), en noir et blanc (évidemment) avec un dessin au lavis, son style est idéal et renforce l’impact du récit. On attend avec envie la seconde partie de l’histoire de ce fils de p..., contraint et forcé de se radicaliser.


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