7/10Motherfucker - Tome 2

/ Critique - écrit par plienard, le 20/02/2013
Notre verdict : 7/10 - Nique ta mère (bis) (Ecrivez votre critique)

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Couverture rouge arborant un homme noir (de son nom, Vermont), point levé – signe des Black Panthers – vous reconnaîtrez facilement la seconde partie de Motherfucker, le diptyque de Sylvain Ricard et Guillaume Martinez.

La lutte s’intensifie et chaque partie – les policiers d’un côté, les Black Panthers de l’autre – vont radicaliser leur position. Douglas reçoit sa convocation pour partir faire la guerre du Viet-Nam, mais il soupçonne une manoeuvre des WASP. Le parti des Panthers le soutient et l’invite à ne pas se présenter au bureau d’incorporation. C’est l’occasion que la police attendait pour débarquer chez Douglas et l’embarquer de force. La lutte commence à prendre une tournure sans retour possible.


Les blancs.
Tout comme le premier album, le livre se décompose en cinq chapitres comme autant de revendications des black Panthers (propositions de 6 à 10). Ils rythment l’album et servent d’introduction à chaque chapitre qui illustre le point énoncé : l’incorporation forcée, la brutalité policière, les arrestations abusives …

Tout au long des pages, on perçoit presque l’inutilité du combat pacifique ou tout du moins le déséquilibre des forces en présence. On comprend vite que le combat est voué à l’échec et que les morts vont nourrir des rancoeurs et donner des vocations aux futures générations.

C’est peut-être le point le plus fort de cet album. L’album est en effet moins coup de poing que le premier (malgré la posture du personnage de la couverture) excepté la fin qui montre qu’une prise de conscience est train de monter dans la population noire et que la lutte ne fait que commencer.


Les noirs.

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