7.5/10Le Monde d'Alef-Thau - Tome 1 - Résurrection

/ Critique - écrit par Sylvain, le 02/03/2008
Notre verdict : 7.5/10 - Le monde appartient à ceux qui s'Alef-Thau (Ecrivez votre critique)

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"Pendant plusieurs années, j'ai voulu écrire la résurrection d'Alef-Thau. Mais je ne trouvais pas d'artiste qui ait la maîtrise du dessin avec en plus la poésie, la délicatesse et la fraîcheur indispensables. Jusqu'à ce que je rencontre l'oeuvre du jeune Marco Nizzoli", Ces mots, c'est Alexandro Jodorowsky qui les prononce, et il y a quelques jours est sorti la concrétisation de ces belles paroles avec l'album Résurrection.
Tout commence par une librairie parisienne célèbre dans le monde de la BD dans laquelle "l'auteur de Alef-Thau" est en dédicace, fuyant en moto une mamie courant après la dédicace, il a un accident et tombe dans le coma... C'est le début d'un parallèle entre l'aventure fantastique d'Alef-Thau pour sauver le monde de Mu-Dhara, et celle plus terre-à-terre d'un jeune qui lutte contre la mort.

Comme dans les précédentes aventures d'Alef-Thau, le noir et le blanc, les ténèbres et la lumière, On-Rha et Ahrno s'affrontent avec pour enjeu la planète aux deux-lunes. Alef-Thau va devoir subir plusieurs épreuves qui vont lui rendre son intégrité et lui permettre de combattre de mieux en mieux contre l'Ennemi. On remarquera que l'album fait là une référence explicite à Arnaud Dombre (alias Arno), qui était dessinateur des aventures d'Alef-Thau (jusqu'au tome 7, puisqu'il n'a malheureusement jamais pu voir la fin de ces aventures).

L'arbre sans la forêt
L'arbre sans la forêt
Encore une fois on peut dire que le scénario de Jodorowsky est bien barré, super fluide même si souvent un peu simpliste (porte-monstre-trésor, ici voyage-monstre-1 membre en plus) et qui a encore une fois le potentiel pour partir en glissade intergalactique. On aime ou on n'aime pas, mais on ne peut pas être indifférent... Pour ma part, j'adore !
Mais parler d'un scénario de Jodorowsky c'est un peu répéter la même chose toujours et toujours, ce qui nous intéresse plus ici c'est la nouveauté qui tient dans le nouveau dessinateur : Marco Nizolli. Ce n'est pas un inconnu (il a commis Le jour des magiciens et Les enfants du crépuscule - mais aussi, je l'ai découvert grâce au dossier de presse, un album érotique) mais on peut toujours se demander ce que donne une collaboration avec une personne très connue : y perd-on son âme ? Change-t-on son trait sous la pression ?
Pour être franc, je préfère le dessin du Jour des magiciens, mais je pense que c'est plutôt dû à la colorisation qu'au trait lui même. Ceci étant, j'aime beaucoup le résultat de leur collaboration, même si je trouve que le genre Jodorowsky ne se renouvelle pas assez.

Au final, un album de bonne facture, avec un scénario simple qui se tient, des références habiles, un dessin sympa, bref tout ce qu'il faut pour passer un moment de lecture BD pas prise de tête.

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