6/10Mister Blueberry - Apaches

/ Critique - écrit par riffhifi, le 28/10/2007
Notre verdict : 6/10 - Indien vaut-il mieux que deux tu l’auras ? (Ecrivez votre critique)

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Pour ceux qui en ont les moyens, préférez l'intégrale de Mister Blueberry, dont vous n'avez finalement ici qu'un extrait.

Ne vous y trompez pas : malgré les apparences, Apaches n'est pas un album flambant neuf de la série Mister Blueberry. En réalité, c'est une reprise des flashbacks contenus dans les cinq albums précédents, aménagés par Giraud et assortis de quatre planches supplémentaires pour opérer certaines transitions et ménager une conclusion au récit. Objectivement, il n'y a même aucune raison pour que l'ensemble soit titré « Mister » Blueberry, puisque l'intégralité de l'histoire contée prend place à la fin de la Guerre de Sécession, formant le point de connexion ultime entre la série La jeunesse de Blueberry et le premier album de la série d'origine, Fort Navajo (1965 quand même).

Le lieutenant Mike Steve Blueberry, huit mois après la fin de la Guerre de Sécession, est affecté à Fort Mescalero, où il se rend en compagnie du révérend Younger et de sa charmante fille Caroline. Blueberry, alccolique et indiscipliné, est vu d'un mauvais œil par le pasteur... Mais c'est une fois arrivé à Fort Mescalero
que les divergences d'opinion vont se corser.

Pour le lecteur du cycle OK Corral (les cinq albums titrés Mister Blueberry), le présent volume n'a évidemment qu'un intérêt anecdotique, dont l'achat est d'autant plus facultatif que la couverture n'a rien de particulièrement excitante. Pour le lecteur néophyte, en revanche, c'est une bien belle introduction à l'univers de BB, une lecture qu'il pourra poursuivre directement en se procurant le tout premier album.
Parce que tout ceci reste écrit et dessiné par le titan Jean Giraud, qui sait fichtrement ce qu'il fait quand il raconte la confrontation houleuse entre le jeune
Blueberry et les responsables du fort, et la prise de position clairement pro-indienne du premier. La juxtaposition de planches réalisées sur une période de plus de dix ans se fait sans heurts, et l'ensemble se lit réellement comme s'il s'agissait d'un épisode conçu d'un seul bloc. Même la multiplicité des coloristes (quatre en tout) passe plutôt inaperçue.

Cependant, on peut se demander ce qui motiverait l'amateur de Blueberry de se procurer ce simple album plutôt que l'intégrale du cycle OK Corral, compilé par ailleurs dans sa propre édition intégrale. Soit le manque de sous, soit une haine viscérale pour la vision d'un Blueberry vieilli. Pour ceux qui ont les moyens et le goût du Mister, préférez donc l'intégrale...

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