7/10Metropolitan - Tome 2 - Cocaïne

/ Critique - écrit par plienard, le 23/09/2010
Notre verdict : 7/10 - La ligne blanche (Ecrivez votre critique)

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Alexeï et Vincent vont s'opposer dans cet album malgré le lien qui les unit. Mais Alexeï a franchi la ligne blanche et Vincent fait son métier de flic. Pendant ce temps, un psychopathe continue à tuer.

Alexeï n'est pas la personne honorable qu'il tente de faire paraître. Il négocie actuellement dans une boîte de nuit parisienne, l'arrivée d'une grosse quantité de drogue. Mais ce qu'il ne sait pas, c'est que Vincent son sauveur, est au courant de son trafic et qu'il coopère avec la brigade des stupéfiants.


Après Borderline, le premier tome sorti en juin 2010, voici déjà le deuxième tome Cocaïne. Si le premier album nous avait plu par son côté sombre et mise en abîme (notamment du policier), ici l'atmosphère n'est plus du tout la même. Vincent a repris du poil de la bête et a surtout emmagasiné énormément de colère contre son ami Alexeï. Et surtout, on a plus ici une intrigue policière et on est loin de l'intrigue psychologique du début. Il est un peu étonnant de retrouver deux styles différents d'un album à l'autre, mais le dessin participe à la cohérence. Et c'est une bonne surprise car les deux albums sont traités avec talent. On comprend rapidement les enjeux et les sentiments de chaque personnage. Le tout est sublimé (ou presque) par un dessin étonnant et toujours aussi beau.

c'est pour ne pas voir son double menton ?
C'est pour ne pas voir
son double menton ?
Pourquoi « ou presque » ? Premièrement, à cause de cette page 11, où Vincent allume une cigarette et alterne main droite - main gauche à chaque case où l'on voit une main. Comme s'il fallait à tout prix nous faire comprendre que Vincent était en train de fumer et qu'il est stressé. Et la case n°6 est particulièrement immonde. La main est totalement atrophiée. Je me permets d'être un peu dur sur ces détails car tout le reste est vraiment réussi. Et ici, il aurait suffit d'un peu d'attention. Deuxièmement, les coiffures des personnages donnent un côté original et jamais vu dans ce genre de dessin. Il y a un côté manga. Mais celle de Vincent fait un peu trop penser à Dragon Ball. Troisièmement, le dessinateur Laurent Bonneau a quelquefois un peu trop tendance à dessiner les personnages en plongée ou contre-plongée. Et quelquefois, ça donne un sentiment de balancer un peu trop. La volonté de faire comme au cinéma est honorable, mais un peu trop systématique.

Dans ce deuxième tome, on perd un peu de vue le lien entre les personnages et le titre métropolitan. On ne voit pas pourquoi ce titre existe. A n'en pas douter, le troisième et dernier album qui va suivre nous rappellera pourquoi.
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