6.5/10Mélusine - Tome 18 - Malédiction !

/ Critique - écrit par plienard, le 10/06/2010
Notre verdict : 6.5/10 - Sans tête et sans reproches (Fiche technique)

Tags : melusine tome gilson malediction cancrelune clarke reedition

A la suite d'une erreur de désenchantement de leur professeur, Mélusine et Cancrelune ont leur personnalité inversée.

Suite à un orage particulièrement violent, le cimetière situé à proximité du château de Mélusine est inondé, obligeant ses habitants (zombies, cadavres et homme sans tête) à demander l'hospitalité. Parmi eux, se trouve Jérohme Kopf, le cavalier sans tête, condamné à l'immortalité par une sorcière. Mélusine se propose donc de l'aider à briser cette malédiction. Mais quand vous avez Cancrelune comme amie et un professeur de sortilèges particulièrement occupé, les sorts ou contre-sorts sont particulièrement difficiles à mettre en œuvre. Et les dommages collatéraux peuvent être très embêtants, du genre, devenir Cancrelune et Cancrelune qui deviendrait Mélusine.

Mélusine
Mélusine
Mélusine est une jeune et jolie sorcière, rousse et douée, qui va à l'école des sorciers pour apprendre son métier. Elle  a comme compagne inséparable, une autre sorcière, nommée Cancrelune qui est l'opposée : blonde, incapable et pas très jolie. Elles évoluent dans un monde médiéval où tout les codes du monde des sorciers sont respectés : balai volant, squelettes, sortilèges, costumes de sorcières, créatures...

Voici donc un duo de personnages (Mélusine et Cancrelune) plutôt classique mais efficace. Mélusine est le personnage principal, mais elle est affublée d'un boulet en la personne de Cancrelune qui rate tout ce qu'elle entreprend. Elle n'est même pas capable de rentrer chez elle en balai et par la fenêtre (demandez au mur !), quand elle arrive à voler sur son balai ! Bref, un duo classique qui tire son comique de l'opposition entre Mélusine et Cancrelune à l'image du duo Léonard et son disciple de Turk et De Groot. Cancrelune croule sous la lecture
Cancrelune croule
sous la lecture
Turk qui est d'ailleurs intervenu sur l'album, ainsi que Benoît Ers. L'idée principale, ici, est donc d'inverser les rôles, par une erreur de sort qui intervertit les personnalités. Le gag récurrent du balai est assez efficace (avec Mélusine ou Cancrelune) ce qui fait dire à notre héroïne sorcière qu'elle est maudite. Mais à bien y réfléchir, la malédiction n'est-elle pas d'avoir Cancrelune comme amie ?

Gilson (au scénario) et Clarke (au dessin) sont les auteurs de cette série sympathique. Ils réussissent à enchaîner les gags chronologiquement. Ainsi, même si chaque gag peut se lire individuellement, l'ensemble forme une histoire cohérente et les enchaînements se font naturellement, sans cassure. Ce qui n'est pas un mince exploit.

Entre la malédiction du cavalier sans tête, la malédiction de Cancrelune-Mélusine, l'histoire est loin d'être à maudire. Voilà un bon album rigolo auquel aucun reproche n'est à faire et que les auteurs maitrisent d'une main de maître.