6.5/10Medina - Tome 2 - Boso 1

/ Critique - écrit par plienard, le 22/10/2011
Notre verdict : 6.5/10 - Boso, le clown ? (Ecrivez votre critique)

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Il aura fallu un an d’attente pour avoir le second volet de l’extermination des hommes par les drax. Jean Dufaux s’essaie à la science-fiction avec honneur, aidé par Yacine Elghorri au dessin.

C’est en Septembre 2010 que l’on avait découvert le premier tome de Medina, la série écrite par Jean Dufaux (est-il encore besoin de le présenter ?) et dessinée par Yacine Elghorri. Ce dernier est peut-être le moins connu des deux. Après un diplôme à l’école des Gobelins et quelques premières armes en France, il est parti en au pays de l’oncle Sam où il travaillera pour Don Bluth (Fievel, Titan A.E.) ou Matt Groening (Futurama). Il revient ensuite en France pour s’adonner à la bande dessinée et on le retrouve pour cette série qui montre que la science-fiction à encore quelques bonnes années devant elle.


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Pour rappel, Médina est le dernier bastion tenu par les hommes. Des créatures horribles, appelées les Drax, ont gagnées la guerre. Nées de la contamination des hommes, ces monstres sont en passe de conquérir la Terre et d’exterminer les humains. Pourtant, il reste un espoir. Hadron, une jeune fille de 14 ans, violée par Boso 1, l’empereur des drax, est enceinte de ce dernier. Et celui-ci veut la récupérer. Il est prêt à négocier avec les hommes pour cela. L’instinct paternel surement !

En abandonnant l’encrage de son dessin, Yacine Elghorri réussit à donner un style et une atmosphère à la série. Si de nombreuses références cinématographiques peuvent être faites (Alien, Mad Max, Starship troopers ...), les références au neuvième art sont légion (Moébius, Métal hurlant ...). Gageons que cette série fera aussi date. En laissant les traits de crayon visibles, le dessinateur augmente l’impression d’apocalypse, et abandonne le lecteur dans un monde qu’il ne connaît pas, une sorte de monde imparfait où les frontières entre les hommes et les drax ne sont pas s’y éloignées (« des formes différentes ... une même pensée ...).


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Si un déluge de compliments peut être fait, on peut cependant penser que tout le monde n’appréciera pas. La faute à des transitions difficiles à saisir entre les souvenirs de Karlof, le présent et le passé. Le style épuré du dessin n’y est pas étranger, bien sûr, mais aussi et les couleurs kakies et brunes. Elles donnent certainement l’identité à la série mais elles empêchent aussi d’identifier clairement les époques et les lieux.

Une dualité entre le bien et le mal s’exprime dans la série, mais il apparaît de moins en moins clair de savoir qui est le monstre dans l’histoire. Il semble bien que les hommes soient responsables de la situation dans laquelle ils sont. Ils restent un album à venir pour s’en faire une idée.

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