6.5/10Marzi - Tome 3 - Rezystor

/ Critique - écrit par iscarioth, le 15/04/2007
Notre verdict : 6.5/10 - Twisted Rezystor (Ecrivez votre critique)

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Marzi poursuit son bonhomme de chemin, d'année en année, et, malgré nos réticences des débuts, nous séduit à chaque tome un peu plus, et ce malgré une formule qui n'écarte pas la possibilité de lourdeurs.

Marzi poursuit son petit bonhomme de chemin. Troisième album en trois ans pour Marzena Sowa, qui puise dans sa jeunesse l'histoire qu'elle nous conte, et pour Sylvain Savoia, qui affirme sur cette série une véritable identité graphique.

Toujours aussi descriptif...

Si les qualités de cette série se font de plus en plus apparentes, les défauts qu'on lui trouve restent plus que jamais les mêmes. Le choix narratif effectué par le couple d'auteurs a de quoi dérouter, nous détourner de nos habituelles bandes dessinées dialoguées pour nous emmener vers des planches plus illustratives, descriptives. Marzi peut être très endolorissant : peu de dialogues, beaucoup de passages descriptifs, avec des cases qui font parfois beaucoup plus de place à l'écriture qu'au dessin. Ce sentiment de lecture pesant est développé par une organisation de planches en gaufrier, approfondissant un certain statisme narratif. Le style graphique de Savoia a de quoi charmer, mais se donne peu à voir. Seul le visage de Marzi, très éveillé et inspiré, capte l'attention.

Pertinent ET naïf ?

Marzi est à cheval entre deux types de discours : le phrasé enfantin, juvénile, avec une narration qui nous place dans la peau de Marzi enfant (« Mon père, il sait tout »). Et, à d'autres moments, un discours au plus fort recul, celui de Marzi adulte, qui sait produire une réflexion sur la situation politique, économique et sociale de son pays d'alors. L'album délivre un message très pertinent et instructif sur la Pologne de ces années-là, ainsi que sur d'autres thèmes de nature plus universelle, comme l'amour père-fille ou les amitiés d'enfance (rivalités, jalousie, petites hontes...). D'un autre côté, ce troisième tome sait se faire tout l'inverse et agacer quelque peu le lecteur par un trop plein de bons sentiments. Certains des petits chapitres qui composent l'ouvrage auront tendance à lasser, alors que d'autres captiveront, selon votre sensibilité personnelle. Le ton, d'une histoire à l'autre, se fait en tout cas étonnamment changeant, de par ce clivage réalisme/naïveté que nous venons d'évoquer...


Marzi poursuit son bonhomme de chemin, d'année en année, et, malgré nos réticences des débuts, nous séduit à chaque tome un peu plus, et ce malgré une formule qui n'écarte pas la possibilité de lourdeurs. A dans combien d'albums Marzi ado ?

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