Spécial Marsupilami

/ Critique - écrit par plienard, le 09/05/2018

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Une petite bête qui inspire bon nombre d'auteurs ...

Marsupilami - Tome 31 : Monsieur Xin Yùn - note : 6,5/10

Si ce trente-et-unième album du Marsupilami peut se présenter comme un album à part entière, il a quand même la particularité d'être clairement la suite du précédent tome (Palombie secrète). Car si on suit les péripéties du pauvre Monsieur Xing Yùn, décidemment le plus malchanceux homme sur Terre, pour trouver des poils de Marsupilami censés lui donner la chance qu'il n'a jamais eue, on retrouve aussi tout nos Marsupilamis qu'on avait laissé en pleine cérémonie dans le tome 30. Quant à nos pauvres villageois Chahutas, ils sont toujours en plein conflit avec les Kouyonès et dont le combat (voir album précédent) n'a rien arrangé.


© Dupuis 2018.

 Batem et Colman s'en donnent un fois de plus à cœur joie et jouent (beaucoup) sur le comique de répétition et les jeux de mots digne de Franquin ou de Goscinny. On regrette quelques jurons ou gros mots - jamais écrits, il est vrai, mais suffisamment explicites pour qu'on ne s'y trompe pas - un peu trop facile. Cela enlève un peu de la légèreté de la série.

Les auteurs continuent leur exploration du bestiaire "marsupilamique" avec une extraordinaire imagination et on se plait à imaginer un Spirou à la recherche d'autres spécimens.

 

Marsupilami, des histoires courtes racontées par … - Tome 2/2 - note : 8/10

On vous avez déjà dit tout le bien que l'on pensait du tome 1 (voir critique ici) pour lequel une petite vingtaine d'auteurs de bande dessinée donnait leur version toute personnelle du Marsupilami.


© Dupuis 2018.

 Dans ce second tome, dix-sept auteurs réitèrent l'exercice avec tout autant de bonheur. On voit ainsi le Marsupilami polaire de Gijé et Jonathan Garnier qui n'est pas aussi invulnérable que son homologue palombien. Paul Drouin et Lylian opposent le marsu et sa famille à El Devorator, une sorte de Terminator venu de l'espace pour détruire la Terre. Denis Bodart nous rappelle que le marché noir d'animaux sauvages existent toujours  et que l'esclavage a maintenant pris une forme moderne tout aussi intolérable. Pour Valérie Vernay et Vincent Zabus, le Marsupilami a un rôle bien précis dans la forêt, celui de protéger son ami le Paresseux. Goum (qui signe la couverture et le quatrième de couverture de l'album) et Aurélien Ducoudray nous offrent une autre belle histoire d'amitié, sorte de mélange entre le Livre de la Jungle et Jumbo. Attention, âmes sensibles, sortez vos mouchoirs !

Ricard Efa et Denis Lapière plongent la petite bête jaune à pois noirs dans le monde post-apocalyptique de Mad Max. Dur ! Pour Toledano et Kid Toussaint, ils l'envoient contre un savant fou, type Dr Jekyll ! Mathieu Vavril invente une nouvelle légende, ou comment des indiens deviennent végétariens. Pau et Anne-Marie Ruiz revoient l'invasion conquistador ou comment, sur un malentendu, ils ont raté leur arrivée. Mobidic et Joris Chamblain finissent sur une histoire émouvante, le requiem d'une vie, celle du Marsupilami, qui ressemble étrangement à celle de n'importe quel être humain. Émouvant et sensible.

 


Les couvertures des 2 albums - © Dupuis 2018.

 

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