7/10Marsupilami - Tome 24 - Opération Attila

/ Critique - écrit par plienard, le 08/06/2011
Notre verdict : 7/10 - Marsupi unanime (Ecrivez votre critique)

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En vacance près du lac Tapahpié, le marsupilami et ses amis doivent empêcher miss Davort de détruire ce site. Les auteurs Batem et Colman sortent un album dans l’esprit et la tradition de la série.

A l’instar de Gaston Lagaffe, le marsupilami est un autre des grands personnages de la bande dessinée et de Franquin. Mais contrairement au premier, le drôle d’animal jaune à pois noirs et à la queue plus que préhensile a survécu à son créateur pour le plus grand plaisir des plus jeunes.


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Dans le projet Attila, vingt-quatrième album de la série, il est question de l’or des zygomastèques que l’homme occidental convoite, et de la destruction de la faune et de la flore dans le lac Tapahpié par un produit toxique que Miss Devort attend avec impatience. L’intrigue est donc assez simple. Le marsupilami, sa famille et ses amis – le jeune Hector et sa tantine – vont devoir empêcher Miss Devort de détruire un des plus beaux sites naturels du monde.

Clairement, les auteurs cherchent à garder l’esprit Franquin, et à fortiori l’esprit marsupilami : jeux de mots rigolos mais quelquefois un peu trop systématiques sur les espèces de poisson comme le « pétochus trouillardus » ou tihzizi, ou d’oiseau comme le tuveuhoutuveupah ou bling-bling rappeur. Ils s’adressent à des jeunes lecteurs qui n’ont pas eu la chance de connaître le maître. Batem et Colman jouent aussi sur le physique des animaux marins pour nous faire sourire avec les poissons volants ou pilotes, par exemple.
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Les jeux sur les mots qui parsèment surtout le début de l’album met donc le lecteur dans les conditions favorables avant d’entamer les hostilités avec Miss Devort et sa clique. Les personnages sont sans réelles surprises. Bêtes et méchants pour certains, le jeune Hector fait preuve d’une grande débrouillardise, les marsupilamis sont increvables (dans tous les sens du terme) et la tantine intelligente mais un peu naïve (accentuée par sa myopie).

Tous les ingrédients sont présents pour une bonne bande dessinée. Les (jeunes) lecteurs seront ravis de cette nouvelle aventure, même si le marsupilami est moins mis en avant et semble être plus un faire-valoir (célèbre et obligé) de l’aventure. On finira enfin par un coup de gueule sur le dos des couvertures qui n’arrêtent pas de changer. Comment faire une collection présentable si les couvertures changent tout le temps (cela vaut pour toutes les maisons d’éditions). A contrario, les couvertures actuelles sont de toute beauté, en mettant les personnages en surimpression glacées. Un moindre mal !

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