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4.5/10Magenta vs. Chambre 121

/ Critique - écrit par Maixent, le 06/05/2008
Notre verdict : 4.5/10 - Pétarades (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 3 minute(s) - laisser un commentaire

Deux nouveautés pour la collection Petit Pétard de Dynamite. Un public très ciblé et une qualité pas toujours présente. Autant Magenta a sans conteste de nombreux atouts, autant il n'est pas nécessaire de s'attarder sur Chambre 121.

Petit récapitulatif. Chez Dynamite, éditeur de bandes dessinées érotiques, on trouve trois collections différentes.

  • La collection Canicule propose des ouvrages cartonnés de style classique, de beaux dessins pleine page avec des auteurs phares comme Baldazzini, Giovanna Casotto ou Erich Von Götha. Une collection plutôt tournée vers l’érotisme que la pornographie, avec des dessins d’une réelle qualité graphique et des scénarii souvent originaux.
  • La collection Outrage, elle, propose un format plus petit, se rapprochant physiquement plus du manga grand format à la française ou de la collection Ecritures de Casterman. Ce sont des ouvrages brochés, de couverture blanche, dans lesquels on peut croiser L’institutrice, Le Prince du Manga ou encore des Ménagères en chaleur. Tout un petit monde fort sympathique avec là aussi une certaine recherche graphique et scénaristique, qui si elle ne se tourne pas vers le chef d’œuvre, du moins offre au lecteur un moment agréable.
  • Enfin, il y a la collection Petit Pétard. Il s’agit de simples feuillets reliés par deux agrafes, d’un prix très modeste, pouvant se rouler sous le bras ou se cacher sans peine dans votre Libé. Parce qu’autant vous pourrez briller en société en évoquant la sensualité trouble de Baldazzini et de ses étranges nymphettes affublées d’un sexe d’homme, autant concernant les petits pétards, il en est de même que manger des pâtes au ketchup à même la casserole, cela se fait seul, piteusement, et surtout à l’abri des regards.
    Deux nouveautés ce mois-ci, deux tomes trois. Chambre 121 et Magenta, respectivement par Igor & Boccère et Pes & Guerra.

Retouche par ordinateur pour encore plus de plaisir
Retouche par ordinateur pour encore plus de plaisir
En ce qui concerne Chambre 121, il n’est pas utile de s’attarder. Huit historiettes dans lesquelles on retrouve un réceptionniste zélé, sorte de gigolo toujours au garde à vous, vaguement retouché sur photoshop dans un « sfumatto » qui ferait pleurer Léonard de Vinci dans sa tombe. Il sait très bien faire de la moto ou se déguiser en Iznogoud, mais toutes ces qualités ne réussissent en aucun cas à combler le vide laissé par une absence totale de scénario. Un récit pornographique donc, dans tout ce que cela évoque de vulgaire et de simpliste.

Magenta offre beaucoup plus d’intérêts, outre une plastique irréprochable, qui n’aPied Beau
Pied Beau
pas été défigurée par un ordinateur et rappelant l’imagerie « Pulp », il y a également une certaine recherche scénaristique qui maintient l’attention du lecteur.
Lucrèce et Magenta sont deux femmes fatales dont le pouvoir sur les hommes n’a d’égal que la lâcheté de ces derniers. Arborant fièrement porte-jarretelles, bas couture, talons aiguilles gigantesques et… c’est tout, elles sont capables de faire préférer à un homme la prison plutôt que le sexe tant elles l’éreintent. Le tout est traité avec humour, Bernard Joubert, le traducteur, ne se contentant Master... Please.. Master...
Master... Please.. Master...
pas de copier/coller les dialogues italiens originaux, mais adaptant au lectorat français, sans cesse à la recherche de jeux de mots, dans la pure tradition des adaptations bds des années 70. En ressort un ouvrage qui, s’il n’atteint pas des sommets, reste plaisant dans un style un peu désuet malgré un érotisme torride. Les apartés des héroïnes s’adressant directement au lecteur permettent une mise en abîme, les fétichistes du pied seront ravis, on apprend (enfin !) comment Magenta est devenu « la salope ultime », plein de petites choses qui font de cette série un bon divertissement pour adultes.


Une petite collection avec des hauts et des bas pour un public ciblé.

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