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2/10Ma tante adorée

/ Critique - écrit par Maixent, le 07/10/2018
Notre verdict : 2/10 - Tatie SM (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 3 minute(s) - laisser un commentaire

Hardcore et féminisation

 Ma tante adorée fait partie de ces ouvrages volontairement masturbatoires dont le scénario importe peu et misent surtout sur l'enchaînement des scènes pornographiques. Un fil rouge est cependant présent, le rapport de force entre Paolo et sa tante et de nombreuses références au BDSM.


Pony Play

 

Le jeune homme rejoint sa tante pour les vacances d'été. Ce qu'il ignore c'est que cette dernière lui fait prendre des hormones à son insu dans un processus de féminisation complet et qu'il y restera plus longtemps que prévu. Cette dernière compte bien prendre en charge son éducation complète, faite surtout de punitions pour que Paolo devienne Paola la parfaite soumise. Il semblerait cependant que Paolo ait certaines prédispositions, la première scène de sexe étant le jeune homme suçant le sexe d'un ami en échange de photos voyeuristes. On enchaînera très vite sur un peu d'inceste, tant coucher avec sa tante n'est pas de très bon goût, puis sur beaucoup d'humiliation, qui est le nœud du récit.
A la plage

 

En effet, tout est centré sur l'absence de consentement de Paola, qui se plie cependant avec plaisir aux volontés perverses de sa tante, aussi bien adepte du pony play que de la torture pure et simple. Elle n'hésitera pas à louer les faveurs de sa nièce à une clientèle libidineuse ou mettre en place des raisons de la punir par pur sadisme. Et si Paola réussit un temps à inverser les rôles, se vengeant de sa tante en la faisant chanter et lui faisant subir les ignominies auxquelles elle a dû se plier, ce ne sera que pour redevenir d'autant plus son jouet, maintenant dévoilée dans des films pornographiques hard où elle continuera sa vie faite de viol, mais ce coup-ci en étant célèbre.


Vengeance

 

Ces deux premiers volumes de Ma tante adorée ne brillent pas par leur qualité graphique, assez médiocre. Les corps sont parfois juste esquissés, les détails mis de côté et le trait peu assuré ; ce qui ne permet pas de rentrer complètement dans le sujet. Sur un thème approchant, le dessin de Xavier Duvet, réaliste et précis, permet de mieux cerner le changement de sexe et le processus de féminisation avec tout ce que cela comporte d'humiliation dans ce cadre précis. La scène où Paola se retrouve pour la première fois confrontée à un public sur la plage, les seins nus, à la merci de gros porcs aurait pu être intéressante et mettre en avant la condition de la femme dans un monde dominé par le patriarcat. Mais de toute évidence, ce n'est pas le propos ici, le propos étant plutôt de lui faire sucer la bite du secouriste peu ragoutant pendant que sa seule amie le regarde en se branlant. Aucun engagement dans tout cela en faveur du transgendérisme ou du féminisme vu qu’il en ressort qu’avoir des seins mène à devenir un objet.

Il ne faut pas attendre grand chose de Ma Tante adorée, faisant partie de « ces livres qu'on ne lit que d'une main », ni message caché, ni qualité graphique, ni scénario enrichis. Seulement du cul…

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