5.5/10Lucky in Love - 1ère partie

/ Critique - écrit par plienard, le 04/04/2011
Notre verdict : 5.5/10 - La grandeur d’un petit homme (Ecrivez votre critique)

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Lucky porte bien son nom. Malgré sa petite taille et son attitude, il réussit à sortir de la guerre « grandi ». Et si d’une certaine manière, il ne l’a pas voulu, il en profite quand même.

Lucky Destrada est un pauvre type. Petit (1m60), vivant à Hoboken, dans le New Jersey, il nous raconte sa pauvre vie faite de petits coups foireux, de gloire volée. Étrange bouquin que ce Lucky in love, première partie. Le livre commence par un avertissement des auteurs, Georges l. Chieffet (scénario) et Stephen Destefano (dessin), sur les propos racistes qui l’émaillent. C’est vrai qu’il y a bien quelques allusions sur les noirs, les juifs, les étrangers en général. Mais rien de très virulents. Pourtant, il est vrai qu’à la fin de la lecture, un étrange sentiment assaille le lecteur à propos de Lucky. C’est entre le dégoût et l’écœurement. Car s’il ne cherche pas vraiment les lauriers qui lui sont tressés, on n’a jamais une vraie empathie pour ce petit bonhomme. Obsédé par le sexe, jouant sans cesse l’apparence d’un mec qui sait tout et a tout vu, c’est en fait un pauvre type. Notez que les auteurs ne nous prennent pas au dépourvu, c’est indiqué dans le titre histoire d’un pauvre homme.

Faisant penser aux strips dessinés pendant la guerre, cet album, qui se veut humoristique, raconte la vie de Lucky en trois chapitres. Lucky fait les 400 coups, raconte sa jeunesse à Hoboken, la petite Italie du New Jersey. Dans Lucky s’en va-t-en guerre, on suit le nain pendant la Seconde Guerre mondiale dans le Pacifique. Enfin presque, puisqu’il répare juste les avions. Enfin, avec Lucky triomphe, il va, involontairement mais sans réellement chercher à s’en dégager, recueillir le succès d’être un ancien combattant.

Comme j’ai déjà pu le dire, on a du mal à avoir de la sympathie pour ce personnage et aussi à totalement apprécier l’humour des auteurs. On attendra la deuxième partie avant de dire que l’on n’a pas le même sens de l’humour. L’album est sorti le 21 mars 2011 aux Éditions çà et là qui ont reçu, je vous le rappelle, la récompense du prix de la révélation au festival d’Angoulême 2011 avec Trop n’est pas assez d’Ulli Lust.

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