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2/10Les infortunes de Madame de Beaufleur

/ Critique - écrit par Maixent, le 14/08/2013
Notre verdict : 2/10 - Capes, sexe et épées (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 2 minute(s) - laisser un commentaire

De l'érotisme de cape et d'épée dans la veine de Magnus, où l'on suit les aventures d'une veuve réglant les problèmes à sa façon.

La lecture des Infortunes de Madame de Beaufleur plonge le lecteur dans un univers de Cape et d’Epée sans la magie des Mousquetaires. Dans l’ensemble il n’y a pas grand-chose à en dire. On retrouve cet univers connu, sans prendre aucun risque, avec un dessin efficace et sans originalité aucune. C’est un travail bien fait, bien lisse mais très ennuyeux.

En effet, que dire de cette Milady du pauvre qui enchaîne les positions sexuelles comme les intrigues. Accusée du meurtre de
L'attaque des brigands
son mari, elle se sert de ses appuis politiques pour se sortir de la situation avant d’être contrainte à fuir loin de Paris. Il est évidemment acquis que ces appuis se négocient les jambes écartées, l’histoire étant surtout prétexte à présenter les divers amants de Madame qui empruntent aux codes convenus. D’abord viennent les chevaliers, puis des « serviteurs négroïdes » et pour finir des bandits de grand chemin et une nonne dépravée et lesbienne. Soit une galerie de personnages facilement identifiables que l’on peut trouver dans toute parodie bon marché.

Tout fait montre d’un manque cruel d’originalité. Le trait est copié sur celui de Magnus. Certes Giovanni Venturi est désigné comme l’un des disciples graphique, mais n’y apporte aucune personnalité propre. Certaines cases sont copiées trait pour trait dans le traitement des ombres ou des expressions des
Un boudoir chargé
protagonistes tandis que les autres fourmillent de détails chargeant inutilement l’image. Si les 110 pilules permettait cette richesse de décors et ce foisonnement, cela faisait partie de la magie onirique de l’album. Là on pense plutôt à du remplissage. On a donc le trait de Magnus mais sans la fluidité, sans l’humour, et sans l’érotisme indécent d’un Nécron. A l’image de la plupart des élèves de grand peintres de la Renaissance comme ceux de Titien, on reste dans le sillage du Maître, on a bien compris ce qu’il fallait faire, mais personne ne se souvient vraiment de tous ces anonymes appliqués.

Les Infortunes de Madame de Beaufleur n’avait jamais été publié en album et ont attendu dans un tiroir pendant plus de dix ans. Les ressortir maintenant n’apporte rien de plus à l’Histoire de la bande dessinée. C’est bien fait, c’est joli. C’est plat.

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