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5/10Le pilier du ciel

/ Critique - écrit par Maixent, le 23/02/2020
Notre verdict : 5/10 - Tige de jade version baobab (Ecrivez votre critique)

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Ceci est une histoire vraie

Dans la tradition des 110 pilules de Magnus, on retrouve ici un Japon médiéval fantasmé empreint d'un érotisme suranné inspiré de nombres d'estampes. Mais là où Magnus se démarquait par son trait unique et des relations complexes entre des personnages bien campés, on est maintenant face à une histoire assez simple qui ne décolle pas malgré des velléités politiques ou romantiques et reste au stade de la pornographie simpliste. De même le dessin remplit son office mais n'offre pas l'émotion que l'on pourrait attendre.


Visite du gynécée royal

 

Au cœur du palais, la reine, devenue veuve, se languit de son mari défunt et surtout du plaisir qu'il lui apportait. Il y a bien son harem, mais uniquement composé de suivantes et d'eunuques et les plaisirs de lesbos ne parviennent pas à la contenter. Lasse, elle prend l'un de ses ministres pour amant, mais celui-ci ne s'intéresse pas à la chose et afin d'occuper la reine pour laisser libre court à ses manigances politiques, capture Lao Aï, issu du bas peuple mais célèbre pour son chibre monstrueux et inépuisable pour palier à ses défaillances. Ce dernier deviendra alors gigolo de luxe, ce qu'il considère comme une élévation sociale inespérée. Mais c'est sans compter sur la morale du prince, à l’affût des écarts de sa mère, qui finira par prouver que son gynécée est devenu bordel, condamnant Lao Aï à la peine capitale. Lao Aï est réellement un personnage historique, mort en 238 av. J.-C. ayant pu approcher la reine dans un simulacre de castration pouvant ainsi faire partie de sa garde rapprochée d'eunuques. Il était célèbre pour avoir un sexe de la taille d'un essieu, pouvant supporter une roue de chariot, ce qui est illustré dans la bande dessinée lorsque Lao Aï se produit au cabaret. Et même si des libertés ont été prises, certains faits historiques avérés sont rapportés comme sa mise à mort, démembré en place publique.
Première rencontre avec la reine mère

 

L'histoire en soi est assez intéressante mais la construction trop linéaire ne rend pas hommage à ce destin hors du commun. D'autant que les personnages sont caractérisés assez simplement. La reine est nymphomane, le prince psychorigide, Lao Aï est un arriviste avec un gros sexe. C'est un peu sommaire malgré des velléités d'intrigues politiques ou de sentimentalisme avec le personnage de la jeune musicienne aveugle qui tentent de donner plus de profondeur au récit. La trame narrative est elle même répétitive avec les interventions du Prince à plusieurs reprises dans un mouvement vaudevillesque jusqu'à ce qu'il dévoile enfin la vérité. De même les exploits de Lao Taï sont assez lassants, le schéma se répétant. Lao Aï débarque, baisse son pantalon, les femmes sont en extases sur son chibre, les hommes jaloux et il démonte ensuite sans s'arrêter tout ce qui bouge aux alentours. Car bien sûr, tout le monde sait que les femmes n'aiment que les grosses bites endurantes de la taille d'un bras d'enfant à s'enfiler à sec jusqu'à leur retourner les entrailles et les empêcher de s'asseoir pendant des jours.


La roue tourne

 

Une histoire plutôt bien donc au départ mais traitée d'un point de vue simpliste et focalisant sur un point de vue sexuel basique manquant cruellement de distance. Il est dommage d'avoir réduit tout cela à du porno sans réflexion alors qu'il y avait matière à créer un récit plus riche et tout aussi excitant. Ce serait comme prendre n'importe quel héros et le limiter à sa caractéristique première, ce qui est dommage.

 

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