3/10Lady Doll - Tome 1 - La poupée intime

/ Critique - écrit par athanagor, le 08/09/2010
Notre verdict : 3/10 - D’un œil mort (Ecrivez votre critique)

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Si la collection Blackberry est destinée à un public de femmes (sic), il faudra croire avec cette BD que c'est un vieux macho à l'esprit étroit qui la dirige.

Avec un dessin pas très enthousiasmant, empruntant des formes corporelles bizarres et burtoniennes avec des mirettes de 2 km de diamètre, dans des tons les plus pastels possibles, cet album ne suscite absolument aucune envie, si ce n'est celle de remonter le temps pour empêcher son soi du passé de le lire. Il semblerait que pour le coup, la volonté de créer une collection de BD s'adressant à un public exclusivement féminin semble considérer que cette population n'a ni goût ni cervelle, et se contente simplement de quelques couleurs criardes, deux-trois animaux, des jolies poupées et une intrigue au rabais, déjà vu mille fois, principalement construite autour d'une question d'héritage. Ce système d'intrigue semble si courant que tenter d'énumérer toutes les situations romanesques partant
de l'histoire d'une pauvre petite héritière n'avancerait à rien sinon à perdre son temps. D'autant que la collection compte actuellement en ses rangs la plus célèbre de toute.

Ensuite, pour peu qu'on accepte le dessin et le postulat de départ, on se trouve néanmoins devant une BD où rien de nouveau ne se passe, en dehors des poncifs habituels s'entend. La petite fille défigurée est tellement maltraitée par ses camarades et son papa qu'elle ne parle qu'à ses poupées. Le seul être humain capable de l'amadouer est sa mère, gravement malade. Et si cette dernière est gravement malade, c'est que le cœur tendre qui habite sa cage thoracique s'est ouvert pour monsieur son mari, anciennement son jardinier qui, étant un arriviste de première, l'a épousé dans le seul but de lui ravir sa fortune, alors qu'elle est belle comme un ange (c'est dire s'il est méchant). Depuis que les noces sont célébrées, il n'a de cesse de l'empoisonner à petit feu, et dans cet ouvrage, elle finit par caner.

Nul doute que le second opus nous apprendra comment la petite fille, découvrant l'ignominieuse machination, se débarrasse de ce vilain papa, qui apprendra incidemment que si sa fille a la moitié de la gueule de travers, c'est à cause des substances dont il gavait maman. Puis, il finira sa misérable existence à se faire épiler les poils de nez par des singes atteint de priapisme, enfermé dans un zoo aux normes d'hygiènes improbables, surveillé par d'anciens taulards cannibales. Enfin, pour cette dernière partie, c'est ce qu'on aimerait y voir. Mais ne soyons pas trop optimistes.

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