7.5/10Jungle Girl - Omnibus

/ Critique - écrit par Maixent, le 12/05/2019
Notre verdict : 7.5/10 - Jungle Park (Ecrivez votre critique)

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Monstres et bimbos dans une jungle hostile.

Des effets spéciaux et des dinosaures en grand écran c'est bien. Des nazis et des dinosaures c'est sympa aussi. Mais une blonde sculpturale, puissante, sûre d'elle, indépendante, intrépide... et des dinosaures, là on est sûr de ne pas se tromper si tant est qu’on n’oublie pas pour autant le scénario et la qualité du dessin. 


Jana

 

Jana est un peu la caricature du personnage féminin de comics, à l'instar de Red Sonja. Les deux ont la peau lisse et sans aucune ecchymose malgré le froid ou la jungle, des cheveux parfaitement démêlés sans aucun soin, et une tenue complètement inadaptée à leur environnement. Parce que bon, le port du bikini, dans la tundra glacée ou dans une forêt primaire préhistorique peuplée de monstres qui ne pensent qu'à vous bouloter, dans les deux cas, ce n'est pas une bonne idée. Et pourtant on se laisse prendre au piège malgré des années de féminisme parce que c'est tellement invraisemblable que ce n'est plus politique et qu'elles sont tellement "badass" que de toute façon, ce n'est pas la tenue qui va y changer grand chose. Tout ça pour dire que Jungle Girl c'est quand même très bien, même si c'est trop. 
Scène de vie quotidienne

 

Dans ce monde hostile, Jana est parfaitement à son aise, mais ce n’est pas le cas des passagers de l’avion qui s’échouent sur l’île et ne sont pas du tout prêts à se confronter aux âges farouches, issus du monde contemporain avec tout son confort, sa technologie et son bien-être. Prise de pitié, Jana va leur filer un coup de main, quitte à abandonner son trophée de chasse avant de se rendre compte que même s’ils sont perdus la plupart de ceux qu’elle recueille ne sont pas des braves gens. S’en suivent des aventures à un rythme endiablé entre feu de forêt et animaux qui paniquent, tribu hostile remplie de croyances dangereuses, dinosaures acharnés, vers cauchemardesques… Tout cela c’est sans parler des créatures des abysses et de leur culte à une créature géante, sorte de Tamatoa mais sans le côté bling-bling que l’on a pu voir dans Vahiana.


Brillant... Il vaut mieux briller... 

 

On est ici dans le pur récit d’aventure de série B et sans doute une adaptation en cinéma serait un gros nanard avec des bestioles en caoutchouc et une Barbie peu crédible mais en bd ça passe et c’est même divertissant. L’intrigue est linéaire mais bien ficelée avec des petits rebondissements efficaces, les scènes d’action s’enchaînent parfaitement, les personnages sont attachants, notamment, l’ange gardien de Jana, homme des cavernes au grand cœur et le dessin vif et percutant n’est pas en reste. Car si Franck Cho n’est pas aux manettes sur tout le récit comme il a pu l’être sur d’autres récits de Jenna, laissant la place à Adriano Batista, ses couvertures elles sont présentes et présentent une Jana fière et décidée. Cela n’empêche pas que l’ensemble des planches soient de très bonnes qualités, extrêmement dynamiques et créant une sensation de danger permanent.

Jungle Girl c’est un peu un plaisir coupable qui ne renouvelle pas le genre mais en maîtrise les codes et offre un ouvrage tout à fait défendable avec tout ce qu’il faut d’aventures pour passer un agréable moment sur cette île improbable en compagnie d’une héroïne qui ne l’est pas moins.

 

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