6.5/10John Tiffany - Tome 1 - Le secret du bonheur

/ Critique - écrit par plienard, le 11/10/2013
Notre verdict : 6.5/10 - La définition du bonheur (Ecrivez votre critique)

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Un nouvel héros pour la collection Troisième vague du Lombard signé Stephen Desberg et un petit nouveau dans la bande dessinée franco-belge, Dan Panosian.

Cela fait 15 ans que la collection Troisième vague chez le Lombard existe. Cela fait un peu plus longtemps que Stephen Desberg fait de la bande dessinée, mais c’est bien le scénariste emblématique de cette collection pour laquelle il signe près de 40% des séries avec I.R.$, I.R.$ All Watcher, I.R.$ Team, Miss Octobre, Rafales, Sherman et enfin cette nouvelle série John Tiffany.


J'adore la musique classique !

Avec ce nouveau héros, Troisième vague s’enrichit d’un nouveau genre, le polar noir et elle accueille un nouveau dessinateur, en la personne de Dan Panosian. Américain de son état, il était encreur sur des séries comme Batman, Captain américa ou Thor avant de toucher aux jeux vidéos (Duke Nukem).

John Tiffany est un chasseur de primes qui aime l’argent et n’a que quatre personnes en qui il fasse réellement confiance. Le pasteur Lovejoy dont les principes ecclésiastiques et moraux conviennent parfaitement à un homme comme John ; Wan Chao, un chinois fou d’informatique et fou amoureux d’une juive ; Dorothy Parker, américaine, raciste et dont Sarah Palin est l’idole ; Enfin, Magdalena Prokoviev, une pute de luxe qu’il s’est payé pendant trois mois et dont il est tombé amoureux. De par son métier, il parcourt le monde et chasse les plus grands, pardon les plus chers criminels de la planète dont la tête est mise à prix. Sauf que maintenant, c’est lui qui est chassé et la prime est de 800 000 dollars.

Ce genre d’album manquait effectivement à la collection Troisième vague, autant dans le thème que dans le graphisme. Le trait brutal de Panosian, ses couleurs sombres correspondent bien à l’ambiance de monde pourri dans lequel évolue John Tiffany. On reconnaît bien la patte de Stephen Desberg, dans sa volonté de faire trainer les choses. Et si l’ensemble est plutôt intéressant et accrocheur, on note quelques contradictions qui sont difficiles à faire passer. Comment Dorothy Parker peut travailler avec Wan Chao alors qu’elle est une raciste pure et dure (vous vous en apercevrez assez facilement dans l’album). Comment John Tiffany peut-il faire confiance à une pute, aussi belle soit-elle, alors qu’il ne la connaît que depuis trois mois ? Le mystère de l’amour sans doute. Pourquoi John peut-il croire que seul un de ses quatre amis ait pu le trahir ? Alors qu’il a des ennemis possibles aux quatre coins du monde et pas des moindres. Cela va de la CIA aux terroristes islamiques. Parce que seuls les quatre savaient qu’il était à Mexico ? C’est un peu léger et peu convaincant quand on voit le style de vie de John qui ne rime pas avec finesse et discrétion.


DR.

 

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