6.5/10Jacques - Tome 2 - a plein d'amis

/ Critique - écrit par riffhifi, le 19/01/2009
Notre verdict : 6.5/10 - Jacques ami (Ecrivez votre critique)

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Le bon saurien de Libon continue à faire s'agiter les militaires, les curieux et les enfants. On tourne un peu en rond, mais les tronches sont rigolotes et les... euh... tronches sont rigolotes.

Jacques is back. Le petit lézard soumis aux radiations maladroites d'une armée peu consciencieuse, devenu quasi-humain malgré lui, s'est précédemment réfugié chez une vieille dame qui le prenait pour un chien. Mais l'armée veut le retrouver et l'éliminer pour effacer les traces de leur boulette. En gros, on en est là. Et à la fin du tome 2, on n'en sera pas beaucoup plus loin, mais en même temps on s'en fout parce que Jacques a une tête marrante et ses petits potes aussi. Et les militaires aussi. Et puis Libon il s'en fout de vous raconter une histoire, il veut juste faire des têtes rigolotes et aller boire des Kanons au bistrot (oups pardon, des canons, faut Lézard buste
Lézard buste
que j'arrête de boire moi aussi).

Donc notre ami Jacques (qui n'est pas seulement notre ami, parce qu'il en a plein - vous avez lu le titre, oui ?) coule des jours tranquilles chez Mamie (qui lui fait à bouffer, tout ça). Mais un jour, une bande d'écolos pas finauds décide de le libérer suite à une dénonciation. Du coup, Jacques va passer le reste de l'album à bramer qu'il veut retourner chez Mamie, tandis que les évènements le ballotteront et que l'armée enverra pour le retrouver ses recrues les plus ahuries et les plus trouillardes.

Rien de bien neuf sous le soleil libonien, l'auteur se contente de prendre son lézard et de le faire tourner en rond entre diverses congrégations d'imbéciles, qui par ailleurs sont tous affectés d'une bêtise assez comparable (ils s'expriment de la même manière, ne comprennent rien à ce que veut Jacques - c'est pourtant simple : RETOURNER CHEZ MAMIE). Libon, en définitive, mise tout sur le gag simple et immédiat, sur le dessin rigolo à base de gros zyeux et de pif en chou-fleur. L'effet le plus drôle, utilisé jusqu'à plus soif, est le contre-pied de la nature gros zyeux des personnages : lorsqu'il veut être persuasif, Jacques plisse les yeux. On a beau faire, on se marre à chaque fois, surtout lorsque le plissage d'yeux est raconté par Zébu des militaires
Zébu des militaires
une paire de bidasses terrorisés qui ajoutent « et il s'est mis à nous hurler dessus super fort, comme quoi il rentrait chez Mamie ! ». On l'aura compris, le comique de répétition est roi.

On ne peut pas dire pour autant qu'on s'ennuie, car Libon possède un sens du rythme et du gag assez imparable, et il parvient tout de même à balancer un élément d'explication sur le fait que Jacques puisse parler et penser. Enfin, parler en tous cas. Mais l'album tourne quand même un peu à vide ; on comprend bien que c'est le sujet, l'excitation autour de pas grand-chose, mais c'est un peu trop facile... Alors, Libon a-t-il besoin d'un scénariste, ou simplement de la plus grande liberté de ton qu'offre Fluide Glacial ?

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