6.5/10Jack of Fables : Americana

/ Critique - écrit par riffhifi, le 05/05/2011
Notre verdict : 6.5/10 - Hit the road, Jack (Ecrivez votre critique)

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Spin-off de la série Fables, ce road-trip maboul a de quoi dérouter. Dans cet épisode, Jack cherche un trésor en compagnie d’un Humpty-Dumpty rafistolé à la colle, d’une secrétaire sexy, d’un géant à taille variable et d’un bœuf miniature bleu.

Il était une fois chez DC Comics, une collection pleine de pépites qui s’appelait Vertigo. Dans cette collection, vivait notamment une série à succès nommée Fables. Comme bon nombre de ses semblables, elle eut une petite sœur (ce que les Communs appellent spin-off) qui s’intitula Jack of Fables. Elle suivait
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les aventures rocambolesques du héros universel : Jack de tous les Contes, l’homme qui tua des géants, découvrit le haricot magique, et fut aussi bien le Faithful John que l’Iron John des frères Grimm. Ayant fui Fableville pour mener une vie de patachon et faire fortune, il parcourt l’Amérique et ses contrées cachées depuis 2006. Americana est le quatrième tome de cette course folle, regroupant cinq épisodes parus fin 2008.

Dans son road-trip déjanté, Jack est accompagné de comparses plus ou moins encombrants : fidèle au concept de la série Fables, Humpty-Dumpty est un homme-œuf tout droit sorti d’Alice au Pays des Merveilles ; les autres, en revanche, sont de pures créations, qu’il s’agisse de Raven (l’indien habité par l’esprit d’un corbeau), de Gary l’anthropomorphe timide (sauf avec les objets, qui lui obéissent), de Hillary Page (une secrétaire sexy qui travaille pour un ponte de Fableville) ou encore de Baby, un bœuf miniature de couleur bleue. Ce dernier a la particularité de se lancer régulièrement dans d’étranges soliloques intérieurs, dont la teneur a de quoi rendre perplexe. Exemple : « Jefferson Prudhomme est ornithologue de l’extrême. Il est conscient d’avoir été moyen aujourd’hui. Son score avec le Panurus Biarmicus – ou mésange à moustaches – est médiocre. Il sait que pour se rattraper, il doit réussir avec le Limnodromus Griseus. Mais il est confiant. Le bécassin à bec court est sa spécialité. Celui à bec long aussi. » Etc. La bestiole n’est pas sans rappeler le
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cheval philosophe de Shaolin Cowboy : on l’aura compris, l’ambiance est au "n’importe quoi". La petite troupe est à la recherche d’un trésor, un prétexte bien classique pour justifier la traversée de diverses contrées exotiques (un monde peuplé de zombies polis de bibliothécaires pyromanes, notamment). La surdose d’excentricité peut finir par lasser, mais Jack of Fables a le mérite d’être une lecture "autre", au milieu d’un rayon de comics peuplé de super-héros musculeux et masqués.

Le cinquième épisode est une digression consacrée à John Sans-Cœur, clone brun de Jack et trublion sans foi ni loi (mais curieusement coureur malgré son surnom). Dessiné par Tony Akins dans un style moins lisse que celui de Russ Braun, il s’attache à une représentation shakespearienne apocalyptique…


Jack of Fables #17 - On Eggshells / Sur des oeufs
Jack of Fables #18 - Mind the Zombies / Bienvenue en Americana : Attention aux zombies
Jack of Fables #19 - On the Road / Sur la route
Jack of Fables #20 - Gold Rush / La ruée vers l'or
Jack of Fables #21- Gary does Denmark, or the Tragical Historie of the Pathetick Fallacy's Brief Career Upon the Stage / Gary prince du Danemark

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