6/10Imago mundi - intégrale 1

/ Critique - écrit par plienard, le 13/05/2011
Notre verdict : 6/10 - Images du monde (Ecrivez votre critique)

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Ils sont beaux, ils sont intelligents et en plus ils règlent tous les problèmes. C’est l’agence IMAGO MUNDI, constituée par Harald, Loïc et Leia. Les éditions Dargaud sortent la première intégrale de la série scientifique d’Éric Corbeyran qui ne bénéficie pas, malheureusement, d’un dessin à la hauteur.

Imago Mundi est une entreprise créée par Harald Haarfager. Imago mundi - intégrale 1
Couverture de l'intégrale.
Son objectif est de proposer une visualisation de milieux fermés, voir inaccessibles grâce à l’imagerie de synthèse. Il est aidé en cela par deux collaborateurs : le physicien sportif et expert en laser, Loïc Meillonnec, et la mathématicienne sexy, Leia Lewis.

Dargaud a réuni les deux premiers diptyques et le début du troisième dans une intégrale. On retrouve donc nos trois personnages à la recherche de l’Atlantide (Promesses d'Atlantide et Le trésor des abysses, parues en 2003), à interpréter la découverte de runes sur le chantier de construction d’un barrage hydraulique (La 25e rune et L'hypothèse Ulysse en 2004) ou retrouver l’emplacement de la mythique tour de Babel (L’effet Babel en 2005).

Imago Mundi est une série créée en 2003 par Éric Corbeyran et Achille Braquelaire et dessinée par Luc Brahy. Alliant à la fois, aventures aux quatre coins du monde (plate-forme pétrolière, en Suède, en Irak ...), fond scientifique – dont la caution est fournie par Achille Braquelaire (mathématicien et informaticien) – et thriller, on passe à chaque fois un bon moment.

Imago mundi - intégrale 1
Ils ne sont pas frère et sœur !
Chaque personnage est assez fouillé. Harald, sorte de gros nounours et ancien aventurier, est un peu le père spirituel de Loïc et Leïa. Si les deux autres sont des maîtres dans leur partie (laser et mathématiques), ils ont aussi d’autres passions : le sport pour Loïc, si possible extrême comme l’escalade, et ... les hommes pour Leïa qui semble être un peu volage et du genre collectionneuse. Il est aussi intéressant de noter que lorsque Léïa va réellement s’enticher d’un beau photographe américain, Loïc va avoir des réactions un peu violentes, comme s’il était jaloux. Il en ressort, en tout cas, une forte complicité entre les trois personnages qui se traduit par quelques vannes amicales et des répliques qui le sont moins mais que l’on s’autorise uniquement entre proches.

La faiblesse de la série vient, sans nul doute, du dessin. Si l’on pouvait pardonner le dessin approximatif du premier tome, le second (sorti le même jour que le premier) montrait déjà une réelle amélioration. Des visages plus jolis, des dessins mieux proportionnés. Imago mundi - intégrale 1
DR.
Le troisième et le quatrième tome donnant la même satisfaction, on commençait à vraiment trouver la série d’une grande qualité. Pourtant, dans le cinquième tome, L’effet Babel,  Luc Brahy semble retomber dans les travers du premier tome avec des physiques et surtout une Leïa alternant la beauté et la laideur. Si chez KRINEIN, on avait critiqué cet album à l’époque, on l’aurait certainement titré « L’effet Pas belle ».

Luc Brahy reprend-il sa revanche dans le sixième tome, fin du diptyque entamé dans le cinquième ? On n’en saura rien. Dargaud a eu la mauvaise (ou la bonne ?) idée de terminer l’intégrale sur le cinquième album. La collection complète faisant dix albums, il faudra donc se procurer l’intégrale n°2. Finalement pour Dargaud, c’est un bon calcul.

Imago mundi - intégrale 1
DR.

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