8/10Panini Comics - Hulk - L'intégrale 1987-1988

/ Critique - écrit par Canette Ultra, le 10/09/2018
Notre verdict : 8/10 - On the road again !

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Hulk est dans la place et il a même pris des couleurs pour l'été : gris !

Hulk ne se présente pas, il débarque en cassant la porte, en bouffant la dinde et en plus il gueule que les os, ça pique la gorge ! Hulk est le géant vert plus connu que le Géant Vert même quand Hulk est gris. Le gris est d'ailleurs sa couleur de base mais les choses ont vite changé pour faire de Hulk, un personnage tout vert avec des fringues en lambeaux. A sa création, c'est le docteur Jekyll et Mister Hyde moderne. Lee, dans la mouvance des années 60 sur la bombe atomique et tout le bazar, en fait un personnage né de la bombe gamma. A la nuit tombée le gentil docteur Banner devient Hulk ! Mais la série a du mal à décoller ! Il faut dire que la surprise étant passé, raconter des histoires sur un personnage traqué dont le seul but est de glander dans le désert, ça n'aide pas.


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Comme personne ne veut trop du personnage, Peter David qui était en gros un commercial chez Marvel, demande à être scénariste ! Du coup, le voilà en tête de la série pour plus d'une décennie. Dans cette intégrale, il est aux commandes avec un débutant chez Marvel, Todd McFarlane. Quitte à débuter, autant le faire sur une série où cela n'aura pas d'impact si cela foire.Todd réussira le test et il révolutionnera Spider-Man puis le monde des comics (mais cela n'aura pas échapper aux experts).

Banner est dans le désert et il chasse Hulk version Rick Jones. Le gamin est responsable de tout puisque c'est de sa faute si Banner a été irradié. De plus, Rick, c'est le gamin de tout l'univers Marvel puisqu'il colle aux basques de Captain America à la moindre occasion. Ici, il est devenu gros et tout vert et l'équipe des Hulkbusters, conçu pour le stopper, est à la rue ! En même temps, entre les quidams moyens et les gros bourrins de service, l'équipe n'a rien pour elle à part des costumes sans personnalité et des machines high tech tout juste bonnes à faire du terrassement. Tout va devenir intéressant quand Banner va redevenir Hulk, soigner Rick et du coup redevenir l'ennemi numéro 1 du gouvernement. Avec Rick et Quatermain - le seul Hulkbuster taillé pour le job - il part sur les routes pour retrouver les autres bombes gamma dans la nature et pour retrouver Betty. En effet, le femme de Banner a mis les voiles et entre deux regrets, elle traine avec son "mari" latino qui est un archétype de macho dans le mauvais sens.

L'intrigue prend donc de l'ampleur quand Hulk et ses potes sont sur les routes et on voit que David tisse le futur de la série avec le retour du Leader. De plus, il dote Hulk d'un intellect et cette version grise est rusée et vicieuse. Cela fait un bon prélude à la periode Mr.Fixit qui ravira les amateurs de la saga. C'est aussi l'occasion d'avoir un featuring gratuit de Wolverine. Cela ne sert pas à grand chose dans l'intrigue mais le mois devait être un peu chargé et il fallait respecté un quota d'action alors paf ! Baston avec le perso en vogue qui en doit une à Hulk puisqu'il a débuté chez lui.

Visuellement, c'est du McFarlane tout craché. On reconnaît déjà son style et je ne suis pas partial sur le sujet tant son travail m'avait soufflé à l'époque. De nos jours, je suis tenté de dire que ça fonctionne encore et que certains devraient s'en inspirer mais comme je l'ai dit, je ne suis pas partial en la matière (ou j'ai raison sur toute la ligne, à voir...). Toujours est-il que cet intégrale pose Hulk sur des rails qui vont durer et qui vont relancer l'intérêt pour la série. Peter David va marquer l'histoire de la série et McFarlane va changer le paysage des comics. Une intégrale a découvrir !

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