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Lily tome 1 vs. Hugo tome 4

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par - le 11/03/2009

Les deux derniers Puceron(s) font leur apparition sur le rosier : premier tome de Lily, et quatrième de Hugo. Comme le reste de la collection, il s'agit de bandes dessinées muettes : d'un côté, du bleu, un petit garçon, une cape rouge, un super matou, et des histoires de bulles, par Wilizecat, de l'autre du rose, une princesse, des peluches, et une super-licorne, par Elsa Brants et Nykko.

Si vous avez dans vos alentours une belle-sœur très engagée pour l'égalité homme-femme, attendez-vous à la voir apparaître, les sourcils froncés, l'œil enragé, on est en plein cliché. Mais rien de plus normal, ce ne sont pas des bandes Hugo délire ?
Hugo délire ?
dessinées pour adultes, mais pour les tous petits qui ont de grands yeux pour regarder et comprendre des images, sans pour autant pouvoir lire et respecter le Bescherelle (et si c'est le cas, croyez-moi, il y a de quoi s'inquiéter sur ce qu'est devenue la notion d'enfance).

Hors cette différence sexuelle, les deux albums paraissent semblables, même type d'histoires, de dessins, et pas d'ennui.

Hugo ne veut pas se mouiller dans cette terrible baignoire pleine de bulles ninjas et de Rocky-bulbop-euloula effrayants, qui mieux qu'un chat pourrait comprendre cela ? Personne. C'est pourquoi Super-matou sort de son comics et file, à la vitesse d'au moins quinze camions de pompiers, mais sans la sirène, pour aider notre petit bonhomme.          

Lily, elle, vit dans un grand château, ou elle peut collectionner des milliards de jouets, jusqu'à ce qu'elle découvre que ce sont des petits enfants qui travaillent à la chaîne pour les faire. Ni une ni deux, elle enfile son costume, saute sur sa licorne, et va les sauver à la barbe et sous la couronne de son père, le roi. Mais où sont passés les p'tits chinois?
Mais où sont passés les p'tits Chinois?

Une simplicité agréable dans Hugo, malheureusement remplacée par une esthétique trop lisse, trop brillante et trop détaillée et typée manga dans Lily, qui nous rappelle qu'il se cache parfois beaucoup plus de trésors dans un petit tiroir que dans un coffre fort. Ici on est bien, on ne se fiche pas de nous, on nous apporte de jolies histoires, simples, drôles, et efficaces. Que demander de plus ? L'imaginaire est respecté, mis en avant, sans le pousser aux extrêmes. Adultes que nous sommes, nous ne pouvons que rire devant ce petit Hugo, ou cette petite Lily, qui nous font sans doute penser une fois sur deux à quelqu'un que l'on connait bien. Toutes ces jolies vignettes muettes animent des dialogues sourds, étonnants, propres à chaque lecteur.

Comme il serait bon de ne pas avoir grandi, d'être toujours là, arborant une jolie cape rouge (ce que fait Superman, malgré l'âge), aidé d'un super-ami.

Luz Luz [8/10]