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6/10Hellina - Tome 1

/ Critique - écrit par Maixent, le 04/02/2018
Notre verdict : 6/10 - L N A H O O Q (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 3 minute(s) - laisser un commentaire

Deux albums en un pour encore plus de sexe et de démons.

Hellina est la juge de paix des Enfers, une étoile du matin. Concrètement le job consiste à faire respecter par tous les moyens possibles les accords passés entre le Paradis et l'Enfer suite à la victoire de ce dernier en des temps immémoriaux, comme par exemple empêcher les lycanthropes et les vampires de contrôler la pensée des humains, ce qui irait à l'encontre d'un acquis de base, le libre arbitre.


La copine de Blade

 

Cela est prétexte a une scène d'ouverture en grande pompe : un combat titanesque, des monceaux de cadavres déchiquetés et des boyaux dans tous les sens où  Hellina se démène comme une diablesse, armée de son fouet en peau de shoggoth, monstre lovecraftien de référence. Il est à noter que dans plusieurs planches, celui-ci sert de bordure aux cases, intensifiant cet aspect dynamique de maelström infernal. Puis notre héroïne passe une nuit torride avec un vampire avant de l'aider à mourir et de partir pour une autre mission, combattre un extrémiste angélique, sorte de terroriste ailé, un chérubin très énervé.

Cette première partie pose le décor d'une grande guerre entre les différents partis infernaux, dont le rôle de  l'étoile du matin n'est pas négligeable. En
Hellina très contre Pandora

 

effet, les trois premiers chapitres , qui racontent une histoire courte présentant le caractère d'Hellina servent de prélude à un autre récit mettant en scène les rivalités des différents démons, Hellina vs Pandora. Là, on change de scénariste et de dessinateur tout en gardant une certaine cohérence graphique et narrative. C'est toujours un peu troublant ce changement en cours de route, mais on est sur le modèle comics, ce qui se retrouve dans toute la structure du récit, mais aussi dans un certain modèle de production. Ici, l'enjeu est plus important, puisqu'il s'agit de se procurer un puissant artefact, la septième trompette de l'Apocalypse. Or, il suffit de la faire sonner pour détruire l'humanité. Les forces en présence sont d'un côté Pandora et l'oracle Delphi en charge de protéger la trompette, de l'autre, Scythe, Malazaar et Lucifer qui mènent une lutte interne pour régner sur les Enfers. Reste Hellina qui, aidée de Cerbère, tente de tirer son épingle du jeu en doublant tout le monde et les humains qui ne se rendent compte de rien.


Hellina à la carte

 

Le dessin, tout comme le scénario, est riche et foisonnant, parfois trop. On se perd un peu dans les décors chtoniens et la galerie de personnages grouillants et éructants bubons et autres gerbes d'hémoglobine mais cela correspond  à certaine idée du pandémonium qui colle avec le récit. D'ailleurs, cela noie presque les scènes de sexe qui finalement sont peu nombreuses dans le récit et très courtes, l'érotisme passant surtout par le choix des tenues des personnages, ou leur absence.

Il est surtout présent dans les presque cent pages qui composent la galerie des couvertures et des illustrations. Des couvertures liées à Hellina ont été créées pour satisfaire un marché de collectionneur avec plusieurs versions possibles de sexy à pornographique et sont présentées ici. Celles-ci sont l'oeuvre de dessinateurs vedettes et on retrouvera avec plaisir Christian Zanier, Raulo Caceres, Juan Rose Ryp et bien d'autres.

Cet album s'adresse plus particulièrement aux lecteurs de comics, à tous ceux qui pensent qu'il manque dans l'univers de Spawn une juge des enfers puissante et pas vraiment rassurante malgré sa beauté.

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