6/10Harlem - Tome 1 - Le guépard intrépide

/ Critique - écrit par iscarioth, le 22/09/2006
Notre verdict : 6/10 - Harlem 197.5 (Ecrivez votre critique)

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Beaucoup moins novateur qu'Inner city blues, Harlem investit le genre « blackploitation » sur un ton humoristique somme toute très... franco-belge. Comprenez classique.

Harlem 1975, ça annonce la couleur. Toute une culture « black » s'est développée aux Etats-Unis dans les seventies. Au cinéma, par exemple, avec la vague « blackploitation », mais aussi en musique (la soul, détrônée ensuite par le disco). C'est donc dans cette ambiance très typée que Brrémaud et Duhamel ont décidé de faire se dérouler leur nouvelle série humoristique.


Totalement seventies... On retrouve les ingrédients typiques de l'époque presque devenue genre. Les couleurs flashy, les coupes afro, costards cintrés, pattes d'ef et autres chemises en soie...Et bien sûr, les ghettos africains parfois traversées par des nuées de policiers matraques ou fusils à la main. Rien de bien agressif ou revendicatif cependant. Harlem est une série légère, humoristique, dans un style très franco-belge qui n'est pas sans rappeler la fameuse série de Yann et Conrad, les Innommables. Les trois personnages principaux sont Mose, le boxeur poids lourd, Lennox, le trafiquant malchanceux, et Dolorès, sa femme au caractère bien trempé. Un combat de boxe est organisé et Mose est payé pour se coucher au sixième round. Autre magouille, celle de Lennox, qui vole un camion contenant des armes... plus appropriées à la guerre du Vietnam qu'à une revente discrète dans Harlem. Evidemment, les deux affaires tournent mal et le monde entier en veut bientôt à nos amis.


Bande dessinée humoristique oblige, les personnages sont tous très typés. On retrouve la vieille voisine râleuse et alcoolique, le commissaire croque-mort, le malfrat sympathique et malchanceux, les jumeaux magouilleurs et ridicules... Le dessin, comme le scénario, se fait très classique mais techniquement assez irréprochable. Les vues aériennes sur New York sont impeccables (page 33), l'urbanité d'Harlem semble bien dépeinte.


Beaucoup moins novateur qu'Inner city blues, Harlem investit le genre « blackploitation » sur un ton humoristique somme toute très... franco-belge. Comprenez classique. Une lecture agréable, mais sans véritable palpitation.

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