4/10Graveyard shift

/ Critique - écrit par Maixent, le 22/02/2016
Notre verdict : 4/10 - Ma femme est un vampire (Ecrivez votre critique)

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Manuel de survie pour s'occuper de sa vampire chérie.

Quand Liam intervient avec sa brigade des forces spéciales pour une perquisition, il ne se doute pas de sur quoi il va tomber. Ce n’est pas un simple délinquant qui, criblé de balles est projeté dans le fleuve mais un vampire assoiffé de sang. Le lendemain, l’équipe de Liam est décimée et lui-même manque d’y passer. Il survivra par miracle mais sa petite amie est mordue puis considérée comme morte, enterrée. Les problèmes surviennent lorsqu’elle sort de sa tombe…


The killer

 

Le récit au commencement manque cruellement d’originalité. Encore une histoire de vampires et de flics ou comment prendre deux éléments de série télé à la mode depuis des années et en faire récit. Les mecs sont des gros bras, la petite amie, blonde, est un havre de paix pour notre héros. Les vampires eux, en ont toutes les caractéristiques sans beaucoup d’imagination. Encore heureux qu’ils ne brillent pas au soleil.  On enchaine donc les clichés mais le récit prend une dimension plus intéressante à partir du moment où Hope est transformée.

En effet, le récit dérive sur comment vivre avec un vampire. Liam ne tue pas sa femme après sa transformation en monstre sanguinaire mais va tenter de lui apporter son aide pour trouver un hypothétique remède. En attendant, ce tome d’ouverture est surtout centré sur la vengeance. Ce qui compte pour Liam c’est détruire le clan de vampires qui a tué ses collègues et libérer Hope de leur emprise car ici les vampires sont liés par un lien télépathique fort, débarrassant les plus faible de tout libre arbitre.
Badass team

 

On est assez proche de Buffy contre les vampires, comme nous le rappelle la scène finale, les deux héros prenant l’autoroute vers Sunnydale mais sans le côté transgressif et humoristique. Ce qui donne parfois à l’ensemble un côté trop sérieux compensé cependant par une action toujours présente et un bon niveau de gore. En effet, le dessin, avec des contours très marqués et des noirs profonds permet de mettre en avant des poses « badass » amplifiées par un sens du cinéma dont l’influence se fait souvent ressentir. Que ce soit Michael Bay pour des explosions dignes de l’apocalypse ou John Woo avec un lâcher de pigeons sur fond de cimetière alors que le jour commence à se lever. Il y a aussi des scènes empruntées à Blade, le clan des vampires étant forcément propriétaires d’une boite de nuit.

L’album fait un peu patchwork mais en assimilant correctement ce qui a été fait précédemment. Reste cette ouverture vers un peu plus de psychologie et comment vivre avec un vampire. C’est un tome d’exposition qui ne permet pas de rêver la série du siècle mais peut s’avérer prometteuse par ailleurs. 

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