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7/10Giovanna ! Ah !

/ Critique - écrit par Maixent, le 13/06/2012
Notre verdict : 7/10 - Ah ! Ces italiennes... (Ecrivez votre critique)

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Troisième album chez Dynamite pour la bouleversante italienne, Giovanna Casotto. Après Oh ! Giovanna !, et  Giovanna ! Si !, on continue avec les onomatopées en poussant un grand Ah ! libérateur.

Le principe est toujours le même. L’auteure se met elle-même en scène dans un
Repos
dessin ultra réaliste dans une série d’histoires courtes à la fois pornographiques et amusantes. Si l’aspect hyper réaliste peut être rebutant car un peu passé de mode, il fait toujours effet. En œuvrant d’après photos, Giovanna Casotto met en scène des attitudes et des compositions graphiques proches, forcément, du travail d’un photographe. Ainsi la lumière entre en compte dans son trait, proposant une approche tactile plus intrusive qu’un dessin en ligne claire par exemple et conférant à ses modèles une texture voluptueuse. En effet, l’aspect réaliste, travaillé ici avec douceur, empêche la caricature qui se profile bien souvent dans ce genre de technique.

Autre caractéristique de Giovanna Casotto et toujours présente dans cet album, le fétichisme. Sont mis en avant des éléments typiques du fetish comme des talons vertigineux, la présence de matière parfaitement rendues comme le nylon ou le vinyle ou l’utilisation de corsets et de foulards nécessaires pour le bondage. Mais la particularité fetish tient surtout au dessin et non pas aux accessoires avec des lèvres d’un rouge flamboyant et des ongles de la même couleur pour un dessin en noir et blanc ou utilisant très peu de couleur.

Si les premières histoires sont très courtes, moins d’une dizaine de planche, La domestique se distingue par sa longueur et son scénario  digne d’un soap opéra.

La femme parfaite selon Giovanna
Giovanna se met en scène en tant que tueur à gage et ourdit de sombres machinations  pour parvenir à ses fins. D’autres histoires seront encore plus folles au niveau du scénario comme cette vision futuriste de la femme parfaite soumise et docile.

Auteure confirmée et reconnue en Italie, elle est à rapprocher de Leone Frollo ou encore Franco Saudeli, plus sur le fond que sur la forme. En effet transparait ce même érotisme diffus empreint d’une légère touche d’ironie, offrant une progression du plaisir lente, plus une tension sexuelle qu’un acte vraiment violent, sans pour autant se priver du dit acte quand nécessaire. Ainsi, les auteurs respectivement de Mona Street et de La blonde, s’ils n’appartiennent pas à la même école, participent d’un même courant et sont sans aucun doute une influence majeure sur la première dessinatrice érotique italienne.

Les albums de Giovanna Casotto méritent que l’on s’y attarde un petit moment de part leur originalité graphique et leur liberté de ton mais aussi son style reconnaissable entre mille. Malgré quelques faiblesses et des facilités scénaristiques, l’ensemble reste toujours cohérent et assumé, suivant une ligne directrice à laquelle se tient l’auteur.

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