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6/10La formule - tome 1

/ Critique - écrit par Maixent, le 28/08/2011
Notre verdict : 6/10 - A fond la formule (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 2 minute(s) - laisser un commentaire

De son propre aveu, l'auteur n'excelle pas dans l'écriture des scénarios. C'est bien dommage car c'est tout ce qu'il manque à ce très beau dessin à la ligne claire qui rappelle les grands maîtres de l'érotisme.

Nadia, timide laborantine, travaille dans un centre de recherches pharmaceutiques qui vient de mettre au point un puissant aphrodisiaque. C’est le résumé que l’on peut trouver en quatrième de couverture, et plus qu’un résumé, c’est ici le scénario complet.
Tout tourne autour de ça. La laborantine va essayer le produit sur elle-même et
Hot babe éprouvette
comme dans un teen movie, on se rendra compte que lorsqu’elle enlève ses lunettes et détache ses cheveux, elle devient une femme fatale suintant le sexe, bien loin de la petite mocheté que ses collègues imaginaient. Cette Ugly Betty version infirmière cochonne se lâche donc après des années de frustration sexuelle et on ne saura qu’à la fin, mais on peut spoiler sans risques ici, que l’aphrodisiaque en question n’était qu’un placebo et que Nadia avait le vice au corps et point besoin de stimulant pour cela. Comme quoi, les femmes sont vraiment démoniaques et perverses même si elles nous mentent et font croire le contraire. En tout cas, c’est la morale qui en ressort mais peut être n’est-il pas nécessaire de voir si loin et faut-il se contenter d’y voir juste une excuse pour un beau dessin aux formes harmonieuses.
Mais si le dessin à la ligne claire proche de Magnus ou des
laborantines a un effet comique indubitable, il manque des ressorts scénaristiques et quelques effets de surprise qui auraient rehaussé le niveau. On a donc droit à une suite de scènes érotiques assez réussies qui n’ont pas vraiment de lien entre elles si ce n’est d’entraîner les
De l'usage des tubes à essai
protagonistes dans une débauche de stupre.
Le véritable point fort reste la composition construite des planches. Livio Labuz pense par planche et chacune prise individuellement est une réussite graphique. Les corps débordent des cadres et une éprouvette peut servir de bordure. Ces trouvailles graphiques donnent à l’album le dynamisme que ne lui procure pas le scénario et permettent une lecture agréable de l’ensemble.
Au final, c’est un véritable travail de graphiste de qualité mais scénariste c’est aussi un métier et il est regrettable que l’auteur n’est pas pensé à en trouver un qui aurait pu mettre son très beau travail d’autant plus en valeur. 

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