6/10Final incal - Tome 2 - Louz de Garra

/ Critique - écrit par plienard, le 22/06/2011
Notre verdict : 6/10 - Jodo se difool (Ecrivez votre critique)

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Les quatre John Difool sont à la recherche de la femme qu’ils aiment, Louz de Garra. Pendant ce temps, une guerre est en train de se préparer. Les thèmes de l’incal et préférés de Jodorowsky sont présents dans cet album alternant horreur, amour et humour incongru.

John Difool et ses trois autres moi se sont échappés juste avant l’explosion ultra-nucléaire et sont à la recherche de Louz de Garra sur l’île de la tortue qui regroupe 30 000 navires de guerre et 100 000 pirates anthropophages.


Il a joué dans Avatar.
Comprendre Final incal sans avoir lu l’Incal, Avant l’incal et Après l’incal s’est un peu se compliquer la vie, mais c’est faisable. Ceci dit, être passé à côté de l’Incal est un peu une erreur si on s’intéresse à la bande dessinée, et une faute de goût si on s’intéresse à Moebius et/ou Jodorowsky. Et ça l’est d’autant plus que les Humanoïdes associés ressortent depuis quelques mois les éditions restaurées des trois séries. Mais si cela peut vous rassurer, j’ai fait cette erreur et cette faute de goût. Mais je me rattraperais, juré, craché ! (Mer.. mon écran !!)

Pour ce que j’en ai compris, en lisant cet album, c’est que John Difool est toujours un héros malgré lui, à la recherche de la femme qu’il aime – Louz de Garra – qui en aime un autre – Kaimann – qui a chopé un virus qui le transforme en .. crocodile. Et comme la petite histoire côtoie la grande histoire intergalactique, les aventures de John peuvent sauver l’univers. Et qu’est-ce que l’incal ? C’est un triangle lumineux, logé dans l’estomac de Deepo, l’oiseau qui accompagne Difool partout.

Utilisant l’univers des méta-barons (qui tiennent un rôle dans la série l’incal) avec les ékonomats, les popes, les maganats ou encore les technos, Final incal – et la série incal en général – s’en distingue par l’humour qui y est distillé. Il provient de son héros, John Difool,  sorte de grand benêt, emmené malgré lui dans une aventure extragalactique à son grand désarroi (et par amour !). On retrouve dans cet album, ce mélange de sérieux et d’humour toujours incongru – « à chaque fois que je suis à côté d’un élohim, mon anus se contracte », de violence – les femmes sont engrossées par des méca-araignées et sont éventrées par les bébés mi-machine mi-araignées – et d’amour – Kaimann et Louz – qui sont la marque de la série.


Je prendrais bien une aile !
A la fin du premier tome d’Après l’incal, Moebius décide de renoncer à en dessiner le volume suivant. Quelques années après, Jodorowsky trouve la parade en créant Final incal avec Ladrönn au dessin. Et afin d‘être cohérent entre les deux suites, il fait un second tome  Après l’incal. Le dessinateur Ladrönn est mexicain et a travaillé chez Marvel (Blade, Spiderboy, Cable, Thor, Les 4 fantastiques, Les inhumains). C’est à la suite d’une rencontre à Los Angeles que Jodorowsky et lui-même entament une collaboration. Sa reprise de l’univers de John Difool est une pure réussite. Alternant cruauté, beauté, réalisme, son dessin est agréable et il parvient à garder une certaine unité avec ses prédécesseurs (Janjetov et Moebius, excusez du peu !). Allusion volontaire ou pas, on sourira de l’épisode des chèvres sur l’île de la tortue, sorte de cousine de la chèvre dans Lanfeust des étoiles.

Avec Alexandro Jodorowsky, on a toujours les mêmes thèmes et ingrédients, d’autant plus quand il cherche à rallonger sa série : complot politique, amour, mutilation, despotisme ... Et malgré cet air de déjà vu, il réussit à renouveler notre intérêt. Il n’y a qu’un défaut, il est mieux d’avoir lu les autres séries.


DR.

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