8.5/10Fantastic Four - La chute de Fatalis !

/ Critique - écrit par Canette Ultra, le 04/10/2012
Notre verdict : 8.5/10 - Toujours aussi fantastique ! (Ecrivez votre critique)

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Si l’on ne présente plus les Quatre Fantastiques (Ou QF ou Fantastic Four ou FF), c’est bien parce que le quatuor fait partie des super-héros les plus connus de l’univers des comics. Difficile de passer à côté du groupe du moment où l’on s’investit dans ce monde et encore plus dans celui de la Marvel. Cependant, depuis le temps, les plus vieux oublient leurs exploits ou les plus jeunes en ignorent certains. Heureusement, par le biais de réédition, il est possible de goûter aux saveurs du passé tout en profitant d’une qualité de papier non négligeable. La chute de Fatalis est le recueil que nous allons critiquer. Qui de mieux pour défier les FF que leur pire ennemi. Aux commandes de cet album, deux anciens qui ont officié sur Spider-Man à savoir Keith Pollard (dessins) et Marv Wolfman (scénario). Ce dernier a toujours su apporter sa touche puisqu’il est notamment le papa de Blade, de la Chatte Noire ou encore de Bullseye chez Marvel et de Tim Drake, Deathstroke ou Cyborg chez DC.


La torche s'est fait souffler ?
Nous sommes donc en 1978 et les FF n’existent plus. En effet, suite à la perte de ses pouvoirs, Mister Fantastic décide de dissoudre le groupe et tente d’oublier sa dépression dans le travail de laboratoire. Ses trois comparses partent donc chacun de leur côté et c’est le principe des premières histoires du recueil. Susan devient actrice, Johnny fait des courses de voitures et Ben rejoint la NASA. On découvre assez vite qu’en dehors de l’équipe, ils ont plus de mal à imposer leur style. Sue est trop dans son rôle type de bonne épouse et Johnny est trop prévisible et peu profond en tant que personnage. Seul Ben s’en sort mieux car son caractère et ses pouvoirs le rendent plus dense (au propre comme au figuré). Heureusement, et on s’en doutait, le groupe va se reformer petit à petit et Fatalis (ou Dr.Doom en V.O.) n’est pas étranger à l’affaire.


Super look ?
Le roi de Latvérie a un plan en tête et il est amusant de le voir jouer avec ses ennemis jurés pour en faire ce qu’il veut. Certes, il va (encore) oublier une donnée mais il leur aura mener la vie dure. Sans vouloir raconter chaque retournement, nous ne pouvons pas manquer de parler de ses entrevues avec Alicia, l’artiste aveugle. À ses côtés, nous avons le droit à des dialogues et des échanges qui montrent toute l’envergure du personnage et qui contrebalance bien les images parfois réductrices que l’on se fait de la série. Au final, on comprend bien que si les Fantastiques sont si célèbres, c’est en partie grâce à leur ennemi.

Visuellement, nous sommes dans la mouvance de la fin des années 70. Cependant, au fur et à mesure de l’album, le talent de Pollard devient visible. Presque timide au début, nous avons le droit qu’à du classique avant de voir l’artiste se lâcher davantage. Je repense notamment aux animations liées au pouvoirs d’élasticité qui sont bien fichues. Seule la torche ne connaît pas de traitement vraiment percutant mais c’est compensé par la Femme Invisible qui place de sacré coups de pieds ou encore par la Chose qui n’a pas son pareil pour détruire une salle. Naturellement, Red et Doom seront les plus soignés car ils sont comme les deux côtés d’une pièce de monnaie. Un album à lire et qui grimpe en puissance au fur et à mesure de la lecture. Si le début est un peu mou ou classique, le reste est plus percutant. Les Fantastiques portent donc bien leur nom.


Duel au sommet !

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