5.5/10Fanboys vs. Zombies - Tome 2 - Un appétit monstre

/ Critique - écrit par Maixent, le 05/12/2013
Notre verdict : 5.5/10 - Culture Zombie (Ecrivez votre critique)

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Des zombies, des survivants, lesquels sont les adversaires les plus redoutables?

Il y a cette idée répandue comme quoi lors d’une apocalypse quelconque, invasion de zombies ou autres joyeusetés, les geeks sauront mieux se défendre car ayant bien lu le Guide de Survie en territoire Zombie, vu tous les Romero et possédant l’intégrale de Marvel Zombies. D’ailleurs, on a bien vu dans Zombieland que Jesse Eisenberg ne survivait que grâce à des règles acquises lors de son expérience personnelle. Sachant que jusqu’à preuve de contraire, personne n’a vraiment rencontré de zombie si ce n’est en revenant de soirée passablement éméché à 5h du matin, comment être sûr qu’il faille viser la tête plutôt que le cœur pour se débarrasser définitivement d’un mort vivant, cela est une autre histoire. Passons.


Même King Kong s'en mêle
Rien de surprenant donc à situer l’action de cette bande dessinée dans un Comic Con, lieu propice à la mise en place de la résistance, ce qui était le propos du premier tome. Un groupe d’amis était donc en goguette à San Diego pour le plus grand rassemblement de la culture geek avant d’être attaqués. Le second tome est la suite logique, ce n’est pas le tout d’être vivant, il faut maintenant s’organiser. Et bien qu’il y ait toujours la partie fun soit poutrer du zombie avec un sabre tout en conduisant une moto ou encore piloter une buggy customisée en tenant des gros calibres, il faut maintenant trouver des solutions et réfléchir à la situation. Surtout qu’en période de crise zombie, il faut aussi faire avec les vivants qui sont parfois pire que la menace elle-même. Souvenons nous de 28 jours plus tard quand nos héros parviennent enfin à rejoindre le poste militaire, tous ces hommes forts et courageux qui vont les « sauver », en échange de leur obéissance totale et du viol quotidien des demoiselles de la troupe…

On suit donc la petite troupe, Brendan, Amanda, Jenna qui tente tant bien que mal de gérer tout ça, Missy et Kyle qui a tendance à se prendre pour Deadpool, brisant régulièrement le quatrième mur et proposant au lecteur de lui filer à coup de main sous la forme d'un doom-like. La question du jour étant de savoir s’il faut quitter la ville. Pendant ce temps là, les zombies s’organisent à la manière des oiseaux se déplaçant en bande, les animaux du zoo circulent librement dans la ville et des nerds dégénérés tentent de faire revivre le Comic Con en mode psychopathe.
Entre Nicky Larson et Harley Quinn
Tout cela donne un album improbable bien que sympathique. Les zombies sont plus un prétexte qu’autre chose, servant surtout à introduire des grosses scènes gores bien dégueulasses avec un côté fun genre Braindead ou encore à mettre en avant tout un pan de la pop culture
Zombie play
actuelle. En effet, l’album est bourré de références. Par exemple, Jenna porte un chapeau très proche de la coiffe de Molly Hayes dans les Runaways et ce n’est sans doute pas par hasard, le style graphique et les univers des deux comics étant assez proches. Amanda quant à elle brandit fièrement sa massue rappelant celle d’Harley Quinn dans le dessin animé Batman. Là aussi c’est sans doute volontaire car on retrouve un côté très cartoonesque dans le dessin. Les personnages arborent un faciès exagérément expressifs, avec un côté hystérique parfois agaçant mais qui colle au propos.

Au final c’est plutôt divertissant même si on ne sait pas trop à qui l’album est adressé. Un peu trop enfantin pour la génération ayant les références nécessaires et manquant parfois de profondeur. Les adolescents seront sans doute plus réceptifs, pouvant aisément s’attacher à des personnages bien rendus et à un contenu accessible et fun gardant cet aspect trash.

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