7.5/10Fables - Le royaume éternel

/ Critique - écrit par riffhifi, le 16/07/2011
Notre verdict : 7.5/10 - Sa Majesté Gobe-Mouche (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 2 minute(s) - laisser un commentaire

Gobe-Mouche, devenu le roi Ambrose, mène la guerre contre Gepetto avec l’aide de son armée de spectres. L’alliance de modernité, de légende et de magie fait toujours… mouche !

Suite et fin de l’arc intitulé Le Bon Prince, ce nouvel album de Fables porte le numéro 13, cher aux superstitieux (qui lui attribuent des pouvoirs opposés, selon qu’ils aiment la vie ou la craignent).

Le semi-débile Gobe-Mouche, depuis qu’il a recouvré ses facultés mentales et son
DR.
titre de prince Ambrose, a repris le fanion et l’armure qui lui siéent (sièdent ? non, siéent) pour mener une troupe de spectres vers la terre promise, le royaume éternel : Haven. Mais l’empire, mené par le redoutable Adversaire (le machiavélique Gepetto), ne l’entend pas de cette oreille… Et l’armée d’Ambrose est minée par la présence des traîtres Barbe-Bleue et Shere Khan (le tigre du Livre de la Jungle).

Ambrose, Ambrose, ça c’est fort de fruit

La saga Fables, on commence à connaître. La publication française rattrape l’américaine lentement mais sûrement (en 2007, Panini avait quatre années à remonter, maintenant il n’en reste que trois !), et l’intrigue de Bill Willingham développe tranquillement ses multiples ramifications. Mieux vaut être prévenu : débarquer à ce stade de la série peut être déconcertant, voire même franchement
DR.
dur à suivre. Pourtant, les personnages ont tous quelque chose de familier : le Chaperon Rouge, la sorcière de Hansel et Gretel, le couple formé par la Belle et la Bête… Le dessin sobre et efficace de Mark Buckingham parvient toujours à marier l’iconique au moderne, et sait rendre lisible un scénario qui se révèle souvent complexe. Et fou. Parce qu’entre les spectres matérialisés et les capes de téléportation, il faut avoir l’esprit ouvert à la magie et aux contes pour suivre le fil et l’apprécier. Heureusement, pour peu qu’on ait gardé une âme d’enfant et un esprit malicieux, Fables est un divertissement agréablement ficelé, plein d’autodérision et de fantaisie, ainsi que d’un soupçon de politique et de discours humaniste. Vivement l’adaptation télé, si elle parvient à rendre justice à la liberté du comic book.


#65 - The Good Prince 5: Duel
(novembre 2007)
#66 - The Good Prince 6: Envoy / Avis (décembre 2007)
#67 - The Good Prince 7: Haven (janvier 2008)
#68 - The Good Prince 8: Kingdom / Royaume (février 2008)
#69 - The Good Prince 9: Eternal / Éternel (mars 2008)

A découvrir
Les Formidables aventures de Lapinot - Tomes 1, 2, 3, 4 et 6
Les Formidables aventures de Lapinot - Tomes 1, 2, 3, 4 et 6
V pour Vendetta
V pour Vendetta
Caste des Méta-Barons (La)
Caste des Méta-Barons (La)