6/10Pour l'empire - Tome 3 - La fortune

/ Critique - écrit par plienard, le 26/05/2011
Notre verdict : 6/10 - D’empire en pire (Ecrivez votre critique)

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Glorim et sa troupe sont arrivés au bout du monde, mais il n’y a personne, que des ruines. C’est plus qu’il n’en faut pour que le désordre commence à s’installer dans les rangs. Dernier opus de la trilogie, Merwan Chabane et Bastien Vivès nous emmènent dans leur délire artistique.

Ils sont enfin arrivés au bout du monde. Devant eux, des ruines envahies par la végétation. C’est la déception pour la troupe. Pas de combattants, rien pour se battre. Les soldats sont frustrés. Et s’ils découvrent un passage souterrain menant à un réseau de galeries, c’est pour découvrir une fabuleuse bibliothèque rongée par des vers monstrueux.


DR.
Troisième et dernier tome tant attendu de la série Pour l’empire. Merwan Chabane et Bastien Vivès emmènent leur troupe de soldats à la limite de la folie et de la compréhension (et de celle du lecteur par la même occasion). Et si l’enthousiasme fut de mise lors des deux précédents opus, ici on referme le livre avec l’étrange impression de ne pas avoir compris ce que les auteurs ont voulu nous dire.

Si le début est assez classique avec le combat de Forto avec un taureau colossal, des vers d’une grosseur inimaginable, un dragon protecteur des lieux ou la découverte de squelette d’hommes géants, on part vite dans des traitements psychologiques et irréels qui laissent de marbre. Il  y a d’ailleurs une réelle différence entre les deux parties avec de nombreuses questions ouvertes par le début du récit qui restent en suspend. Qui sont ces géants ? Sont-ils les ancêtres du monde actuel ? La frustration est d’autant plus grande que l’on sait que c’est le dernier album de la série et qu’il n’y aura donc pas de rattrapage.


DR.
Alors pourquoi partir dans les délires schizophrènes de la seconde partie de l’album ? Pour marquer une sorte de dépendance des hommes à l’autorité ? Des soldats avec Glorim ? De Glorim avec l’empereur ? Il leur (les soldats, Glorim) est impensable que leur chef puisse faire défaut où soit mis en difficulté. Tout de suite l’anarchie et la folie s’installent. De cette folie, le monde semble s’en nourrir pour éprouver un peu plus les esprits de nos compagnons. D’une inondation, on passe à un monde immaculé qui peut embourber les personnages pour peu à peu chercher à les avaler. Un monde organique qui se nourrit des soldats et qui finira par accepter le sacrifice de l’un d’entre eux pour que les autres puissent s’en sortir.

D’une première partie au traitement fantastique mais qui reste prosaïque, on passe à un traitement psychologique totalement irréaliste et imaginaire. La signification de ce délire artistique est un peu obscure, et bien malin celui qui pourra en tirer quelque chose. Et si c’est un peu déçu par la fin que l’on referme l’album, il nous reste quand même l’impression d’avoir lu une bonne bande dessinée. Paradoxal !


DR.

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