7/10Ellis - Tome 1 - Lady Crown

/ Critique - écrit , le 07/11/2006
Notre verdict : 7/10 - « J'ai un rêve » (Ecrivez votre critique)

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Certes Ellis n'est pas une grande série qui révolutionnera le genre, mais le tout semble montrer un travail honnête qui mérite d'être poursuivi par ses créateurs, et fidélisé par les lecteurs.

En parallèle à Wisher, Sébastien Latour arrive en force avec Ellis. Une autre épopée reprenant les codes de l'urban fantaisy mis sur papier par la main implacable de Griffo. Pour nous entraîner une fois de plus dans son univers si familier, le scénariste a décidé de prendre comme source d'inspiration le coeur même de l'onirisme.


Nos rêves et cauchemars peuvent réellement se matérialiser. Certains disparaissent en même temps que notre réveil, d'autres survivent au delà du sommeil pour se fondre dans l'anonymat. Mais les conséquences de nos désirs les plus refoulés peuvent parfois provoquer des événements néfastes. Un petit garçon espère secrètement devenir Batman. Un voleur va alors miraculeusement attendre ses parents pour les tuer afin le transformer en orphelin névrosé et assoiffé de vengeance. Heureusement, la brigade Ellis est là pour veiller à ce que l'ordre règne dans la cité. Ces Men in Black (tiens donc, encore ... ?) agissent dans l'ombre afin que ces organismes éphémères ne viennent pas troubler l'ordre public. Mais certains de ces "éphémères" peuvent renfermer une puissance difficilement contrôlable et s'avérer être dangereux pour l'ensemble de la population. Deep, fils d'un ancien agent appartenant au groupe Ellis, découvre ainsi les dessous de cette organisation secrète. Il espère suivre l'exemple de son père et planifie personnellement l'éventualité de retrouver l'assassin de son paternel. A travers cette aventure, le jeune homme va être confronté à la dure réalité des faits et manier ses pouvoirs innés.


On prend les mêmes ingrédients et on recommence... avec toujours la même efficacité. Sébastien Latour, malgré une intrigue fidèle aux codes de l'Urban "Héroic" Fantasy, nous concocte à nouveaux un concept qui se tient. Il parvient à transiter facilement entre les scènes d'actions et moments plus calmes. Les discussions réussissent une nouvelle fois à s'équilibrer par la justesse des propos et instaurer une personnalité propre à chaque personnage. Le découpage des actions, bien que classique dans la forme, reste dynamique. Esthétiquement parlant, Ellis n'a rien à envier à Wisher, nous pourrions même dire que le rendu graphique est meilleur. En effet, tout comme son grand frère, Ellis utilise un discret mélange d'héroic et de réalisme pour styliser son dessin. Le trait demeure fluide, les personnages expressifs. La couleur, contrairement à son aîné, ne vient pas gâcher de temps à autre le dessin. Il en va de même pour les effets incrustés par ordinateurs qui ne s'imposent pas dans les cases pour finalement rendre une scène difficilement perceptible.


Certes Ellis n'est pas une grande série qui révolutionnera le genre, mais le tout semble montrer un travail honnête qui mérite d'être poursuivi par ses créateurs, et fidélisé par les lecteurs. Avec ses deux nouveaux projets inaugurant la collection Portail, Sébastien Latour semble être l'homme de la situation pour dépoussiérer la grosse machine Lombard.

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